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8 mars 2018 : Elles ont dit !

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Le 08 mars est la journée internationale des droits de la femme. Les Guinéenne l’ont célébré dans un contexte politique et social un peu tumultueux. Nous vous proposons ce panel réalisé le 08 mars 2018, au palais du peuple à Conakry.

Hadja Idrissa Bah, présidente du Parlement des Enfants ‘’ L’heure n’est pas la fête, c’est le moment de réclamer les droits des femmes’’

Je profite de l’occasion pour souhaiter bonne fête à toutes les femmes de Guinée. Nous avons remarqué assez de violences dans ce pays, donc c’est le moment de réclamer les droits des femmes. L’heure n’est pas la fête vu que nous avons des statistiques qui ne changent jamais. Au lieu de faire des discours, chanter et danser, il faut qu’on fasse du concret. Rien qu’à voir ce début d’année 2018, nous avons beaucoup de femmes victimes de violences. Il y a la femme qui a été tué par son mari sinon qu’il y a des milliers de cas qui ne sont pas dénoncés. Il est temps que les femmes guinéennes viennent devant le micro pour faire un rappel aux autorités.

Mme Faber Zénab Camara, Directrice générale adjointe de l’Inspection du Travail ‘’ J’encourage les filles et femmes à se décider pour être des femmes représentatives’’

Je pense que la représentativité des femmes commence à prendre une bonne ampleur. Les femmes commencent à occuper des postes de responsabilité. Il faut mettre l’accent là-dessus et encourager celles qui ne sont pas encore à des postes de décision. Par exemple, à l’Inspection du Travail, vous sentez que les femmes sont motivées et elle suivent des formations de recyclage pour se remettre à niveau afin de compétir au même titre que les hommes. J’encourage les filles et femmes à se décider pour être des femmes représentatives, à se battre pour être au même pied d’égalité que les hommes.

Mme Keita Bintou, Assistante Comptable à la SOGEAC ‘’ je souhaite une grande visibilité des femmes niveau des postes stratégiques’’

Je souhaite d’abord une bonne fête à toutes les femmes du monde et principalement aux Guinéennes. Je souhaite que vive la paix dans notre cher pays et j’adresse un message au chef de l’Etat, qu’il vienne en aide aux femmes guinéennes qui supportent énormément les foyers. A la SOGEAC où je travaille, c’est vrai qu’il y a une bonne représentation des femmes dans les différents services mais je souhaite que les femmes soient encore plus visibles au niveau des postes stratégiques. On a aussi une femme qui d’ailleurs est la seule à conduire des bus à l’aéroport. C’est une fierté à encourager.

Guilavogui Charlotte, Commissaire général des Guides de Guinée ‘’ Je demande aux femmes de déclarer toutes les violences dont elles sont victimes’’

Je souhaite que les femmes qui se battent nuit et jour pour la cause de la population guinéenne voir du monde entier, puissent s’engager d’avantage à travailler.  Car la femme est la personne qui donne vie et qui nourrit. Quand elle ne travaille pas, cela cause encore de sérieux problèmes. Je demande aux femmes de s’engager, de prendre courage et de mieux attacher les pagnes. On voit que les droits des femmes sont bafoués, elles sont toujours victimes de violences. Donc je profite aujourd’hui pour dire aux femmes de déclarer toutes les violences qu’elles subissent. Il y a des radios, des centres d’écoute où elles peuvent aller faire des déclarations. La justice guinéenne n’est certes pas forte, mais elles peuvent s’approcher à des personnes qui peuvent lever leur voix, parce que les femmes sont sans voix.

 Propos recueillis par Nantènin Traoré

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