Accueil Interview 8 mars : « Cette année, il y’a un déséquilibre total entre...

8 mars : « Cette année, il y’a un déséquilibre total entre ce qui va se passer et ce qui est prévu», déplore l’honorable Aissata Daffé

483
PARTAGER

La Journée internationale de la femme est célébrée le 8 mars de chaque année par  les femmes du monde entier.

Au niveau international, la fête du 8 mars de cette année sera célébrée autour du thème ‘’ Défis et possibilités en matière d’égalité entre les hommes et les femmes et d’autonomisation des femmes et des filles rurales’’. A ce thème central, se greffe celui de la 62ème session de la Commission des Nations Unies sur la Condition de la femme : ‘’Participation et accès des femmes aux médias, et aux technologies de l’information et de la communication, leur impact et leur utilisation en tant qu’instrument de promotion et d’autonomisation des femmes’’.

En Guinée, la Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, Mme Diaby Mariama Sylla promet de mettre l’accent sur l’autonomisation des femmes à travers la thématique :       ‘’Défis, Acquis et Perspectives de l’autonomisation des femmes à travers l’expérience des Mutuelle Financière des Femmes Africaines (MUFFA) en Guinée’’.

Selon elle, le renouveau c’est tout d’abord la conférence de Presse qu’elle a animée, alors que par le passé on était plutôt habitué à une déclaration liminaire reprise par les médias des services publics. Ensuite, il y a aussi une certaine rupture dans la programmation des activités se rapportant à la célébration de la journée internationale.

L’honorable Aissata  Daffé de l’Assemblée nationale souhaite que la fête soit célébrée à l’intérieur du pays.  « Par rapport au thème de cette année j’aurais souhaité qu’on délocalise cette fête là parce qu’on parle des femmes rurales. Mais se retrouver entre femmes urbaines ici à Conakry à quoi ça sert ? Faire des beaux discours et après ? », S’est interrogée la députée du groupe parlementaire Alliance Républicaine.

Selon elle, décaler la fête  dans les villages les plus reculés permet de voir la  réalité.  « On aurait compris ce que les femmes rurales traversent, parce qu’aujourd’hui ce sont elles qui assurent notre sécurité alimentaire. Les 43% des femmes se trouvent dans le monde rural ; il faut qu’on aille vers elles  car elles n’ont aucune possibilité de venir vers  nous. Donc, l’essentiel c’est de faire en sorte que le département quitte la capitale Conakry pour l’intérieur », a-t-elle indiquée.

 L’honorable Aissata Daffé  regretté d’avoir été invitée à la dernière minute pour participer  aux préparatifs de la fête.

« Malheureusement on n’a pas été invitée pour faire le tour de table et faire des propositions. Il ne s’agit pas d’envoyer des invitations de dernières minutes pour inviter les femmes à participer à la fête, l’idéal était de les inviter au débat pour qu’elles donnent leurs avis sur cette célébration. En tout cas, cette année il y’a un déséquilibre total entre ce qui va se passer et ce qui est prévu selon le thème », a déploré honorable Aissata Daffé.

A l’occasion de la fête du 8 mars de cette année, les autorités guinéennes ont pensé aux teinturières locales. Ainsi, c’est le tissu local (Kindeli) qui a été choisi comme uniforme.

Oumar M’Böh pour le courrierdeconakry.com

 

Print Friendly, PDF & Email