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Après la grogne des conducteurs de taxi moto, Oyé Guilavogui affine sa démarche

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La capitale Conakry a été secoué par une démonstration de force des conducteurs de moto taxis. Ces derniers ont pris d’assaut les différentes rues de la capitale par colonne de 150. Ce mécontentement à l’interdiction de leur circulation dans la capitale Conakry et ses environnants, selon un communiqué du ministre du transport. Ces mesures rentreront en vigueur dès le 8 septembre 2016.

A cet effet, ils se sont mobilisés lundi et mardi matin pour exprimer leur colère. De Bambéto en passant par Hamdallaye pour la bellevue, Dixinn, Donka, l’aéroport, l’autoroute jusqu’au ministère de l’intérieur à Colèyah sur la route du Niger.

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Les manifestants jugent cette décision gouvernementale de mauvaise foi, car disent-ils : « il n’y a pas de travail c’est à travers ça que nous gagnons nos vies, on ne peut pas se lever un beau matin comme ça pour nous l’interdire », nous a fait comprendre un manifestant.

Parmi eux, il y en a qui affirment que leur secteur doit être réglementé mais pas d’interdiction. « C’est vrai, nous même, nous sommes d’accord qu’il y a parmi nous, des plus jeunes de moins de 18 ans, qui conduisent avec tous les risques. A l’interne, on les conseille beaucoup mais l’idéal aurait été, qu’on réglemente ce secteur qui aujourd’hui, est une aubaine pour nombreux jeunes », a précisé Amadou Bah.

Mais les manifestants n’ont pas pu rejoindre le centre de Kaloum qui était une de leur cible. Ils se sont limités au niveau du pont 8 novembre, car un important dispositif sécuritaire était mis en place à ce niveau pour empêcher leur entrée dans la commune de Kaloum.

Les citoyens confrontés à la difficulté de trouver un moyen de déplacement n’apprécient pas non plus cette mesure d’interdiction. « Quand je dois aller au travail, je passe des heures à l’arrêt de taxi. Il n’y a pas suffisamment de moyen de transport. Les taxis motos sont un moyen de recours. Il faut refléter les prix, c’est tout ce que je demande » Déclare Fatou Conté, une citoyenne ».

La charrue avant les bœufs

C’est seulement après, la manifestation des conducteurs de taxis motos que le Ministre des transports Oyé guilavogui parle de réglementation. Après son arrêté controversé qui ne parlait que d’interdiction, le ministre des transports s’est expliqué ce 24 aout devant la presse pour donner les raisons de cette décision.
En y a allant pêle-mêle, le ministre a égrainé des normes comme le respect de l’âge de conduire, le port de casque obligatoire pour le motard et le passager, l’obligation de porter des chaussures fermées, le respect de la limite de passagers.
Il y aurait également à l’avenir ‘’Une autorisation de circulation » qui ne donne aucune information sur la procédure de délivrance. Ce document selon le ministre des transports sera communal. Donc cela dit que celui qui agréer au compte de la Commune de Matoto ne peut se rendre à Ratoma.

Nantenin Traoré

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