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Crise sociopolitique : pourquoi l’opposition reprend les manifestations ce lundi

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Le jeudi 10 mai au cours d’une conférence de presse   organisé à la maison de la presse de Coléyah, l’opposition a annoncé solennellement sa décision de se du dialogue.  Cette conférence  de presse animée par le chef de file de l’opposition, El Hadj Cellou Dalein Diallo, assisté du porte-parole de l’opposition, M. Alhousseine Makanéra Kaké, avait plusieurs objectifs.

L’opposition parle d’un harcèlement judiciaire dont sur les leaders de l’opposition. Elle évoque également le contentieux électoral et la cherté de la vie.

Sur la base de ces éléments cités plus haut, l’opposition décide de suspension sa participation des aux travaux du comité de suivi et la reprise des manifestations de rue dès ce lundi 14 mai.

« Ils ne veulent pas la paix. Le seul moyen que nous avons, c’est la reprise de nos manifestations politiques. Nous allons les commencer à partir de ce lundi qui sera décrété journée ville morte », a annoncé Makanéra Kaké. Poursuivant, il indique que la démocratie existe lorsqu’il y a des partis politiques. « S’il n’y a plus de partis politique de l’opposition, il n’y aura plus de démocratie », dit-il avant d’ajouter qu’il n’y a pas de bonnes intention au niveau du comité de suivi.

« On avait eu de bonnes intentions pour trouver une solution mais ces derniers temps, des positions se sont radicalisées sans souplesse. A ce stade, nous avons exigé la publication des vrais résultats, ce qui était possible ».

Le chef de file de l’opposition a quant à lui, pointé du doigt le harcèlement judiciaire, des responsables de l’opposition. Selon lui, depuis la fin des élections communales jusqu’à ce jour, il y a 107 militants et leaders de l’opposition qui sont en prison dont 10 mineurs.

« Nous avons senti une volonté d’aller vers une solution au nom de la paix et de la cohésion sociale. La première séance a été marquée par la réaffirmation de cette volonté sincère d’aller vers une solution de sortie de crise. Mais au fur et à mesure que les débats évoluaient, la mouvance restait fermée à toute sortie de crise. Les partenaires techniques et financiers présents au comité de suivi se rencontrés pour faire des propositions. Mais toutes ces propositions ont été rejetées d’un revers de la main par la mouvance », a expliqué Cellou Dalein Diallo.

Selon lui, ils se retrouvent aujourd’hui dans une situation où il est impossible de siéger. « Le comité de suivi qui devait se mettre au-dessus de la mêlée…. Nous n’avons plus d’intérêt à négocier, nous sommes obligés de revenir à nos manifestations », a-t-il dit.

Nantènin Traoré  

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