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Journées des droits des femmes : Des activistes réclamant justice expulsées du palais

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La fête internationale de la femme est célébrée ce jeudi 8 mars dans le monde entier. En Guinée, c’est l’esplanade du palais du peuple qui est retenu comme lieu de célébration. Venues de tous les côtés de la capitale, elles ont été nombreuses ce matin à venir passer les messages.

Pami elles, on a remarqué la présence d’un groupe de jeunes femmes et filles réunies en mouvement appelé  » femme en action », habillées en t-shirt sur lesquels on pouvait lire stop à la violence faite aux femmes, mini des pancartes sur lesquels il est noté entre autres messages  » justice, justice »  » Nos maris d’aujourd’hui, nos assassins de demain« .

Après plusieurs tours de défiler parmi les autres femmes en uniforme kendily, le mouvement s’est aussitôt vu interpellé par les agents de sécurité conduit par le colonel Balla Samoura, leur disant de vider les lieux.

« Il Parait-il que nous ne sommes pas en conformité avec l’esprit de la fête parce qu’on porte un t-shirt sur lequel se trouve la photo de trois femmes victimes de violence » nous aconfié Mme Bah Ouley membre du mouvement.

 Le 8 mars est bel et bien une occasion pour les femmes de revendiquer leur droit. «  On pensait que le 8 mars c’est une fête de la femme, une journée pour faire le point sur l’amélioration de leur condition de vie. Mais apparemment ce n’est pas ça »  a-t-elle ajouté.

 Pour le colonel Balla Samoura, cette fête n’aura pas lieu tant que ces femmes seront présentes dans la cour du palais du peuple. « La fête n’aura pas lieu c’est claire, ça je ne vous cache pas hein. Sortez, sortez, sortez obéissez. Si elles n’obéissent pas prenez-les » a-t-il lancé.

Quant aux jeunes filles et femmes du mouvement, elles insistent sur le fait qu’elles n’ont rien fait. « On a rien fait nous sommes là pour faire passer nos messages. Regardez nos t-shirt. Le monde d’aujourd’hui va savoir si on est violenté ou pas. On ne sort pas »  ont-elles insisté.

Au moment où nous écrivions ces lignes après plusieurs altercations et entêtement de la part du mouvement, la sécurité avait pu mettre le mouvement « femme en action » en dehors de la cour du palais du peuple et la fête continue.

Nantenin Traoré

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