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La plate-forme de veille pour la paix anticipe d’éventuels remous à N’zérékoré

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Elle a pris les devants! La plate-forme de veille pour la paix a fait un plaidoyer auprès des responsables de la cathédrale de Nzérékoré pour annuler la marche des jeunes chrétiens annoncées pour ce vendredi.

Dans les discussions, les médiateurs réfléchissent également à comment trouver des solutions concrètes pour mettre fin aux attaques répétées contre les églises de n’zérékoré.

La présidente de la plateforme de veille pour la paix parle fait le point des entretiens.

« L’accueille était vraiment chaleureux. Nous sommes venus présenter nos excuses parce que ce qui s’est passé est  vraiment aberrant. On ne peut  pas voir un lieu  sacré et venir faire des bêtises car un croyant ne peut pas se permettre de faire des choses pareilles. J’avoue que nos plaidoyers sont tombés dans de bonnes oreilles puisque les responsables de l’église ont promis de rencontrer les jeunes pour leur expliquer que la rue ne peut pas résoudre ce problème. Toutes les dispositions sont déjà prises par la cathédrale elle-même, la société civile, les institutions », explique Madame Alamako Diallo, présidente de la plate-forme de veille pour la paix  à N’zérékoré.

Pour le chancelier du diocèse de N’zérékoré, Abbé Jean Marie Guémou, cette marche semble être avortée car selon lui, cette démarche  n’est pas la bonne piste pour se faire entendre à cause de la fragilité du tissu social :

 « je pense que nous sommes au bout du tunnel. Nous sommes en train de nous entendre pour sursoir à cette marche. Pour nous, vu le contexte dans lequel nous vivons, ce n’est pas la solution. Si on veut adopter cette solution, on peut être sûr que ceux qui font la marche ils le font pour exprimer quelque chose de manière pacifique, mais on ne peut pas garantir que de l’extérieur que quelque chose n’arriverais pas. C’est dans ce sens que nous sommes en train de sensibiliser nos jeunes. On ne fait pas annuler cette marche parce qu’on a peur, mais tout simplement, nous voulons préserver la paix. On ne stigmatise personne. Mais on se dit que ceux qui  font  ça, ne sont ni chrétiens, ni musulman », a-t-il déclaré.

Il faut par ailleurs rappeler que le préfet Aboubacar Mbop Camara a rencontré mardi les imams de la ville autour de la même question. Une rencontre au cours de laquelle il a invité les imams à s’impliquer d’avantage dans le maintien de la quiétude à Nzérékoré.

En réponse, ces derniers ont promis de faire un sermon commun le vendredi prochain.

Alexis Kolié, N’zérékoré, pour lecourrierdeconakry.com

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