Labé : Les élèves du collège Général Lansana conté dans la rue

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Très tôt dans la matinée du vendredi 08 Février 2019, les élèves du collège Général Lansana Conté de Labé ont battu le pavé pour dénoncer ce qu’ils appellent une mutation arbitraire de leur directeur des études. Après avoir perturbé les cours dans leur établissement, les jeunes en colère ont pris la route de la direction préfectorale de l’éducation (DPE) de Labé pour se faire entendre.

En cours de route, la rédaction locale de votre quotidien électronique lecourrierdeconakry a réussi à interroger certains d’entre eux. «Ils ne peuvent pas muter notre professeur dans le vide. On n’est pas du tout d’accord et on demande l’annulation pure et simple de la décision qui n’est pas du tout fondée. Nous allons voir les autorités de l’éducation afin qu’elles reviennent sur cette décision car notre directeur des études ne bougera pas», a laissé entendre Alpha Barry, élève dudit collège.

«Aujourd’hui il n’y a pas cours car on arrête tout jusqu’au retour de notre directeur des études. On va aller jusqu’au bout mais nous ne reculerons pas face à cette décision fantaisiste», dénonce Mamadou Sall, également élève.

Plus pertinente, Bah Aissatou explique: « Ce matin dès mon arrivée à l’école vers 07 heures, j’ai entendu mes amis dire que le directeur des études a été muté. J’ai demandé la cause, on me dit non il a été simplement muté ; mais moi je ne suis pas d’accord. C’est pour cela, avec les amis, on s’est mobilisés massivement pour sortir dire non et non ».

Rencontré sur le terrain, Alpha Amadou Sow, le directeur des études affirme : « Quand madame la directrice m’a appelé pour me dire de passer par tous les moins pour canaliser les élèves, c’est en ce moment que je suis venu sur ma moto ; je les ai rencontrés pour leur dire de se retourner à l’école ; après l’autorité viendra les rencontrer au sein de l’établissement ».

Aux dernières nouvelles, les autorités éducatives de Labé ont promis de se pencher sur le problème et les élèves sont rentrés sans la moindre violence.

Bah Djenabou labé, pour lecourrierdeconakry.com

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