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Le ministre Yéro Baldé s’explique sur la suppression des filières franco-arabes

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Cette année, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a décidé de suspendre quelques filières à l’université. Ce sont les filières franco-arabes et médecine. Cette suspension suscite beaucoup de commentaire de la part des parents d’élèves, encadreurs et futurs étudiants qui avaient pour choix ces différentes filières.

Le vendredi dernier lors d’un entretien avec le ministre Abdoulaye Yéro Baldé, est revenu sur les raisons qui ont poussé le gouvernement à prendre cette décision.

Selon lui, on parle de filière Franco-arabe au lycée et au collège. « A l’université, on parle de département de langue arabe. Il n’en est pas question de fermer la filière arabe à l’université. Il n’en a pas été question, il n’en sera pas question. On avait dit simplement pour des raisons pédagogiques, la première année, on n’aurait pas dû orienter les boursiers de l’Etat, jusqu’à ce qu’on revoit ces questions pédagogiques », a-t-il précisé.

Mais par contre, indique-t-il : « les deuxièmes, troisièmes années poursuivent leur scolarité. Et les élèves admis au bac version langue franco-arabe, peuvent s’orienter dans toutes les autres filières en lien avec leur profil bac. Mais dans tous les cas, nous avons discuté avec les principaux concernés, le secrétariat général des affaires religieuses, la ligue islamique, nous sommes en voix de trouver une solution qui est la base de certaines disposition dont ils auront la responsabilité ».

Pour ce qui est de la filière médecine, le ministre Yéro s’explique: « l’Etat a décidé de ne pas orienter dans les filières médecines, aussi bien au public comme au privé, il ne faut pas envoyer quelqu’un en médecine ou en pharmacie ou odontologie, sans que tous les instruments pour une meilleure formation dans ces filières ne soient en place. Les étudiants disent qu’ils font la médecine sans aller dans un laboratoire sans faire des travaux pratiques. En odontologie, il n’y a pas de fauteuil dentaire, quelle formation vous voulez donner à quelqu’un dans ce domaine ? C’est un crime », a-t-il lancé.

« Donc en tant que responsable, c’est notre devoir de s’assurer que nous donnons une formation de qualité dans cette filière. Nous n’allons pas envoyer pour faire plaisir aux gens, non !  Il faut que tous les équipements soient en place, des professeurs, il y en a de très bon en quantité mais ils ne sont pas en nombre suffisant et ils n’ont pas de laboratoire. Donc tant qu’on n’aura pas ces structures en place ça serai difficile d’orienter des personnes dans cette filière », a indiqué le ministre de l’enseignement supérieur.

Le ministre dit vouloir mettre tous les outils pédagogiques en place  « nous voulons trouver les ressources nécessaires pour équiper l’école de médecine en laboratoire. Et d’ailleurs dans la réforme qui est prévue, l’école de médecine, pharmacie-odontologie sera transformé en école des sciences médicales, pour prendre en compte l’ensemble des besoins du secteur et même aussi former des infirmiers d’Etat dans cette filière et aussi dans les filières ingéniées chez  eux, parce que nous avons des places chez nous où orienté », a souligné Yéro Baldé.

Nantènin Traoré

 

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