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Les enseignants contractuels ne désarment pas

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Le jeudi 26 janvier, pendant que des élèves protestaient pour manque de professeurs, les enseignants contractuels étaient  sur un autre front. Les deux grèves sont liés parce que les enseignants non admis au concours de recrutement de la fonction publique ont déserté les classes.

Après la publication des résultats du concours de recrutement à la fonction publique, les enseignants contractuels qui ont échoué n’ont pas encore digéré leur échec.

La conséquence immédiate de leur colère ait que les élèves se retrouvent sans professeurs en classe.

La plus part d’entre eux ont fait 6 à 7 ans en situation de classe. Hier jeudi, ils étaient dans la rue. Depuis la Banque Centrale jusqu’au ministère de la fonction publique ils ont attiré les regards avec des slogans du genre « Alpha Condé Zéro » « Kourouma Zéro ».

« Le ministre Sékou Kourouma dit ne rien savoir de l’existence de cette liste, pendant qu’il est le chef de département. On fait la liste de 4800 agents et il dit ne pas être au courant de ça. Même les folles qui sont membres de sa famille sont engagées à la fonction publique.  Nous ne sommes pas en train de faire du sabotage, nous avons fait plus d’une semaine devant la primature, tous les jours des fausses promesses, c’est pourquoi on veut se faire entendre. Aujourd’hui, avec le respect que nous avons pour la gendarmerie, nous allons replier, mais tant que nous ne sommes pas rétablies dans notre droit c’est-à-dire l’effectivité de notre prise en charge, nous allons sortir. La liste est déjà là c’est la signature qui reste mais il dit qu’il ne signe pas », a-t-il expliqué. Si le ministre de la fonction publique est sure de lui, je l’invite à un débat contradictoire devant le président de la République. Je mettrai le masque de mensonge du ministre Sékou Kourouma et ses accolites à terre », a déclaré le président du collectif.

Pour eux, il s’agit d’une injustice commis à leur égard. Mais en fin de journée, le porte-parole du gouvernement Albert Damantang Camara a déclaré que ceux ont échoué ne méritent pas d’enseigner.

«  Toutes les feuilles d’examens sont disponibles. Il y en a qui ont une note de 3 sur 20…Nous n’avons reçu aucune réclamation. Que ceux qui se sentent brimer adresse un recours » a dit en substance le porte-parole du gouvernement.

 

Quel avenir pour les contractuels recalés ?

De l’autre côté, il n’est pas inutile de s’interroger  sur ce que l’avenir réserve à ces enseignants en situation d’échecs au concours de recrutement. Peut-être une indemnisation pour service rendu à la nation ?

Il n’est de secret pour personnes que ces cadres ont au moins tenus des classes pendant des années . Au même moment, des enseignants titulaires refusaient de rejoindre leur lieu d’affectation. On peut dire que les contractuels ont gardé la maison.

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