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Uro-gynécologie: Une nouvelle consultation disponible pour les femmes en Guinée

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Vu du centre d'Uro Gynécologie à Conakry

Un service d’uoro-gynécologie disponible à l’hôpital Ignace Deen de Conakry depuis quelque mois. Cette nouvelle consultation est le fruit de la collaboration entre l’ONG Women and Health Alliance International (WAHA) et l’hôpital Ignace Deen.

La création de cette nouvelle unité de santé  a pour objectif de développer en Guinée l’enseignement et  la prise en charge des  cas prolapsus. Toutes les femmes qui ont des périnées liée à l’accouchement, autrement appelées trouble de la statique pelvienne sont concernés par le prolapsus génital. La maladie touche les femmes dans la tranche d’âge de 50 à 70 ans.

Cette pathologie existe dans plusieurs pays d’Afrique, et plus particulièrement en Guinée où le taux d’accouchement assisté est de 49% seulement. Mais les femmes sont réticentes à consulter un médecin vu la complexité du sujet.

Nous avons rencontré ce jeudi 28 juillet M. Stéphane ROTONES médecin chirurgien gynécologue de WAHA International. Selon lui cette consultation est ouverte à deux services que sont l’urologie et la gynécologie. «  C’est ce qu’on appelle une sup-spécialité ».

 L’Uro-Gynécologie n’existe pas en Afrique.  Après l’Afrique de l’Est plus précisément en Ethiopie, où il va y avoir au mois de novembre prochain le début d’un diplôme, la Guinée, est l’un des premiers en Afrique de l’Ouest qui va explorer ce domaine.

« La Guinée a été choisie pour l’Afrique de l’Ouest. Vu que j’étais déjà venu ici dans le cadre de la fistule. Et les raisons de la fistule sont les mêmes que celles qui font apparaître un prolapsus qui est la descente des organes », a-t-il indiqué.

Selon le Dr Stéphane ROTONES, le prolapsus est causé par l’accouchement en général surtout l’accouchement forcé ou très difficile,  le mariage précoce.  Et de l’autre côté c’est parce que ces femmes donnent naissance à beaucoup d’enfants dans des circonstances très difficiles ou parfois elles sont  privées de césarienne alors que cela était nécessaire.

« Il s’agit des femmes ménopauses. Parce que, la maladie est créée pendant l’accouchement. Donc, ce n’est pas tout de suite qu’elles vont se plaindre. C’est après 10 à 30 ans, qu’elles vont avoir l’utérus qui va descendre complètement », explique-t-il avant de préciser que ça n’arrive pas chez les jeunes femmes.

Vu la précarité dans laquelle vivent généralement les femmes exposées à cette maladie, l’ong WAHA organise des sessions opératoires gratuites. Ces sessions servent également d’école pour la formation de chirurgiens guinéens afin que cette pathologie soit prise en charge au niveau local.

« Les femmes que nous recevons ici payent uniquement 15.000 fg à l’entrée de l’hôpital. Et c’est tout ».

L’ONG WAHA,  a contribué à la mise en place  une formation diplômante interuniversitaire  d’Uro-gynécologie à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

Nantènin Traoré

 

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