Une formation de deux jours sur les fake news et le fact-checking à l’intention des journalistes issus des médias publics et privés s’est ouverte ce mardi 1er juillet 2025 à Conakry. L’initiative, portée par le gouvernement guinéen à travers le ministère de l’Information et de la Communication, se tient au Centre de formation et de perfectionnement technique de l’information et de la communication à Kaloum. Présent à la cérémonie d’ouverture, le secrétaire général du Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG), Sékou Jamal Pendessa, a salué cette action qu’il juge pertinente pour la presse guinéenne. « Il faut dire d’entrée que nous saluons cette initiative du porte-parole du gouvernement et du ministère de l’information et de la communication à travers la direction nationale de la formation et du perfectionnement des métiers de l’information. Vous savez, au SPPG, nous mettons un accent particulier sur la question de la formation des journalistes.
C’est pourquoi nous nous sommes battus pour que, au niveau de la convention collective, qu’il y ait un fonds dédié à la formation des journalistes. Ce fonds sera alimenté par une partie de la subvention que l’État accorde à la presse chaque année. Donc, c’est vous dire juste que nous sommes très heureux de cette initiative et je ne vais pas revenir sur tout ce qui a été dit dans la salle. »
Conscient des enjeux liés à la transition actuelle et aux prochaines élections, le secrétaire général du SPPG, Sékou Jamal Pendessa insiste sur la nécessité de mieux armer les journalistes face aux dérives informationnelles. « On est tous conscients de la phase décisive que notre nation aborde en cette période de transition. Nous avons d’importantes échéances électorales à venir. Le coup d’envoi sera donné à partir du 21 septembre à travers le référendum constitutionnel.
Puis suivront les élections présidentielles, législatives et autres. Donc, c’est dire que nous avons besoin de mieux outiller les journalistes, qu’ils soient capables de contrer les fake news, la désinformation, parce que la période des élections est très fertile, très riche en termes de campagne de désinformation.
Donc, si nous n’avons pas de professionnels suffisamment outillés, c’est que les citoyens seront noyés dans le mensonge. Il y a même des risques de tension intercommunautaire qui peuvent être provoqués, occasionnés par des mauvaises informations.
Donc, une fois encore, nous remercions les initiateurs de cette formation, mais nous invitons, pour revenir à votre question, les participants à accorder toute leur attention à ce que les formateurs vont leur enseigner. Nous avons vu deux experts dotés d’une riche expérience.
Vous avez vu l’autre qui vous parlait d’une trentaine d’années passées sous des questions de formation à travers l’Afrique. Donc, c’est dire que vous avez beaucoup de choses à apprendre. Il faut sérieusement vous concentrer. »
Enfin, il a appelé la nécessité à élargir ces sessions de formation à l’intérieur du pays, en impliquant davantage le syndicat dans l’organisation. « L’appel que nous pouvons lancer, c’est de dire aux organisateurs, à l’État, puisque c’est une entité de l’État qui organise cette formation, de multiplier ces heures de sessions. Il y a de nombreux journalistes qui en ont besoin à Conakry, à l’intérieur du pays.
Ils peuvent le faire en collaboration avec le syndicat qui est mieux structuré à travers ses antennes. Donc, nous connaissons l’essentiel des journalistes qui sont fréquents sur le terrain, donc qui sont utiles aux dispositifs informationnels.
Donc, nous pouvons les aider comme nous l’avons fait tout récemment avec ECES (Centre Européen d’Appui Électorale). ECES était en tournée à l’intérieur du pays. Après Conakry, ECES est passé à l’intérieur du pays, mais elle est passée par les antennes du syndicat pour le choix des journalistes.
Et les informations qui nous remontent au niveau du bureau national sont tout à fait encourageantes, parce qu’ils nous ont dit que nos éléments étaient à la hauteur. Depuis j’ai recouru jusqu’à Kindia, la formation a commencé à Kindia, en passant par Faranah, Kankan, Mamou.
Donc, il reste, je crois, Labé et Boké. Donc, c’est dire que le syndicat aujourd’hui est très important dans ce genre d’initiatives. C’est pourquoi, vous avez vu, même nous, les porte-parole nous ont contactés pour désigner quelques participants à cette formation.
Donc, nous disons qu’il faut élargir. D’abord, à Conakry, il y a beaucoup de nombreux journalistes qui restent encore, mais il faut aller à l’intérieur du pays. Et le SPPG est tout à fait disposé à accompagner de telles initiatives. »
IL faut noter que la cérémonie de lancement a connu également la présence du secrétaire général du ministère de l’information et de la Communication, du directeur général du Centre de formation et de perfectionnement technique de l’information et de la communication ainsi que d’autres personnalités. La formation est assurée par des experts français.
Ibrahima Foulamory Bah








