Alors que des informations circulent selon lesquelles l’ancien Premier ministre et président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), El Hadj Cellou Dalein Diallo, aurait été empêché de se faire recenser à Abidjan, le gouvernement guinéen, par la voix de son porte-parole Ousmane Gaoual Diallo, apporte des précisions.
Invité sur Kumpital en début du week-end, le ministre des Transports a remis en cause la régularité de la tentative d’enrôlement de son ancien leader politique dans le cadre du recensement biométrique des Guinéens vivant à l’étranger.
Pour Ousmane Gaoual Diallo, la posture de Cellou Dalein relève plus de la propagande que d’un véritable empêchement administratif. « J’aurais dit que c’est pitoyable, parce que lui [Cellou Dalein Diallo] a été Premier ministre », a-t-il lâché, dénonçant une tentative de victimisation.
Il rappelle que la loi impose à chaque citoyen de se faire recenser dans sa zone de résidence réelle : « Si moi, Ousmane Gaoual Diallo, je quitte Conakry pour aller en vacances à Gaoual, je ne peux pas me faire recenser là-bas », a-t-il expliqué. « Ce sont ceux qui résident en Côte d’Ivoire qui doivent se faire recenser là-bas. C’est valable aussi pour ceux qui vivent à Conakry, même s’ils ont des résidences à Labé. »
Le ministre évoque également le cas de plusieurs commerçants guinéens de passage à l’étranger qui n’ont pas pu s’enrôler, faute d’y résider. Il rejette ainsi toute idée d’un traitement particulier réservé à l’opposant : « Si Cellou Dalein dit qu’on ne l’a pas laissé se faire recenser parce qu’il s’appelle El Hadj Cellou, c’est pour jeter le discrédit sur le gouvernement », soutient-il.
En conclusion, le porte-parole du gouvernement affirme qu’aucune interdiction n’a été faite à l’encontre de l’ancien Premier ministre. « Personne n’a interdit à Cellou Dalein Diallo de se faire recenser. Mais chacun doit le faire dans son lieu de résidence. S’il résidait en Côte d’Ivoire, il aurait pu s’y faire recenser. »
Ibrahima Foulamory Bah









