Empêchée de tenir son congrès prévu le 6 juillet dernier par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a porté l’affaire devant la Cour suprême de Conakry. Lors de l’Assemblée Générale du parti, tenue ce samedi 12 juillet 2025, le vice-président chargé des affaires sociales et juridiques, Dr Fodé Oussou Fofana, a indiqué qu’à la suite de la requête introduite par le parti, la Cour suprême rendra sa décision le 17 juillet prochain.

Par ailleurs, devant des militants et sympathisants venus en grand nombre, Dr Fodé Oussou Fofana a tenu à rassurer que toutes les dispositions sont prises pour permettre la tenue prochaine du congrès du parti. « La première requête consistait à demander à la Cour suprême de rendre une décision provisoire dans l’attente de celle du ministère de l’Administration du territoire. Nous avons saisi la Cour de manière officielle. Cependant, celle-ci dispose d’un délai de deux semaines pour se prononcer sur cette première demande. Entre-temps, nous avons adressé une seconde requête à la Cour afin qu’elle nous autorise à organiser notre congrès, en attendant sa décision définitive », a-t-il expliqué.

Poursuivant son intervention, le vice-président a exprimé sa conviction que la justice finira par trancher en faveur du parti.
« Nous espérons sincèrement que la Cour suprême prendra en compte nos arguments. Si le ministre avait estimé nécessaire de nous convoquer pour évoquer d’éventuelles irrégularités, cela nous aurait permis de nous expliquer. Car, notre parti est structuré, légalement reconnu, et ses représentants sont clairement identifiés. Un simple dialogue aurait suffi pour éviter cette situation. Nos documents sont en règle, nos arguments sont solides, et il n’y a aucune zone d’ombre. C’est pourquoi nous avons pleinement confiance en la justice pour faire valoir nos droits. »
Enfin, Dr Fodé Oussou Fofana a exprimé son optimisme quant à la tenue imminente du congrès, une fois la décision de la plus haute juridiction rendue. « Le 17 juillet, le délai de deux semaines arrivera à échéance. Nous considérons donc que la Cour suprême nous donnera raison, car nous n’avons rien à nous reprocher. J’espère, et je suis profondément convaincu, que la Cour suprême rendra une décision favorable. Nous attendons donc, avec confiance, l’autorisation d’organiser notre congrès. »
Foulamory Bah









