À l’occasion du lancement du programme « 250 enseignantes-chercheures et chercheures d’ici 2035 », tenu à la Cité des sciences et de l’innovation ce lundi 4 août 2025 à Conakry, le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (MESRSI) à travers son service genre et équité, a annoncé plusieurs mesures concrètes pour lutter contre le harcèlement et la violence dans les institutions d’enseignement supérieur (IES).
La cheffe du service genre et équité dudit ministère, Mme Bintou Gbè Kaba, a révélé la mise en place d’un numéro vert national, le 167, destiné à recueillir les dénonciations de cas de harcèlement et de violences en milieu universitaire. Ce dispositif vise à renforcer l’écoute, la protection et l’accompagnement des victimes, tout en engageant les autorités dans une démarche proactive de lutte contre ces fléaux.
Dans son intervention, Mme Kaba a également présenté une série de réformes engagées par le ministère en partenariat avec AFD Expertise France, parmi lesquelles :
L’élaboration d’une stratégie d’institutionnalisation de l’approche genre au sein du MESRSI ;
La formation des autorités universitaires (recteurs, vice-recteurs, doyens, enseignants) sur les thématiques de genre, de violence et de pédagogie sensible au genre ;
La réalisation d’une étude approfondie sur le harcèlement dans les IES, suivie d’une campagne de sensibilisation dans huit établissements d’enseignement supérieur pour promouvoir un environnement académique plus respectueux, inclusif et sécurisé.
Le département en charge de l’enseignement supérieur a tenu à préciser que ces initiatives s’inscrivent dans une dynamique plus large visant à garantir un cadre universitaire équitable et sain, propice à l’épanouissement de tous les étudiants et personnels de l’enseignement supérieur. Le lancement de ce dispositif marque un tournant important dans la politique de tolérance zéro prônée par le MESRSI face aux violences basées sur le genre dans les établissements d’enseignement.
Foulamory Bah









