En exil depuis plus de trois ans, le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, a expliqué sur RFI les raisons qui prolongent son séjour à l’étranger. L’ancien Premier ministre du général Lansana Conté évoque un climat politique hostile et des mesures ciblées contre lui et son parti.
« Les conditions de mon retour ne sont pas encore réunies. Il y a trop de haine et de harcèlement… Ils empêchent la tenue du Congrès, refusent que je m’enrôle dans le fichier électoral et déclenchent des poursuites fantaisistes. J’attends qu’il y ait moins de passion et de haine. Ma place est là-bas auprès du peuple », a-t-il déclaré.
Cellou Dalein Diallo affirme également avoir été empêché de se faire recenser à Abidjan. Selon lui, des instructions venues de Conakry ont conduit à la fermeture du bureau d’enrôlement à son arrivée.
S’agissant du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre prochain, il assure que l’UFDG n’y prendra pas part :
« La junte n’a jamais accepté un dialogue sur les modalités du retour à l’ordre constitutionnel. Nous ne participerons pas à cette mascarade destinée à doter le pays d’une Constitution qui permettra à Doumbouya de confisquer le pouvoir. »
Ibrahima Soya









