Un glissement de terrain meurtrier est survenu dans la soirée du mercredi 20 août 2025, aux environs de 19 heures, au pied du mont Kakoulima, dans le quartier Friguiadi Nord, commune urbaine de Coyah (secteur Hollande). Le drame a fait plusieurs dizaines de morts et des disparus toujours coincés sous les décombres.
Dès les premières heures, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Mory Condé, s’est rendu sur place pour constater les dégâts et soutenir les sinistrés. Sur les lieux, il a salué le courage et la mobilisation des équipes de secours :
« Je pense qu’il n’est pas encore l’heure du bilan, car comme vous le voyez, les équipes continuent de travailler. Dès que l’alerte a été donnée par les citoyens, le gouvernement, à travers le ministère de la Défense, celui de la Sécurité et d’autres départements, a mobilisé le bataillon du génie militaire, la Protection civile, l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires, la Croix-Rouge, les forces de police, de gendarmerie et de l’armée. Tous sont déployés sur le terrain avec du matériel pour venir en aide aux populations en détresse. »
Selon le ministre, neuf personnes ont été sorties vivantes des décombres, parmi elles les deux enfants dont les appels à l’aide avaient bouleversé les réseaux sociaux. « Ces enfants ont été sauvés et se trouvent actuellement sous soins, sans blessures graves », a-t-il précisé.
À ce stade, neuf corps ont également été récupérés et transférés à l’hôpital préfectoral de Coyah. Les opérations de recherche se poursuivent sans relâche. « Ce matin encore, une autre personne a été retrouvée vivante. Les habitants du quartier appuient les équipes du génie militaire et de la Protection civile en indiquant les bâtiments habités et ceux qui ne l’étaient pas », a expliqué Mory Condé.
Le ministre a aussi insisté sur la responsabilité partagée entre l’État, les collectivités et les citoyens. Pour lui, cette catastrophe doit servir d’alerte :
« J’invite les citoyens à respecter les normes d’installation et de construction, et les autorités locales, présidents de quartiers et chefs de secteurs, à ne pas tolérer les installations dans les zones à risques. Après la gestion de cette tragédie, nous prendrons des mesures pour sécuriser cette zone et éviter la répétition de tels drames. Vous constatez vous-mêmes qu’une partie de la montagne a cédé sous l’effet des fortes pluies. Le danger n’est pas encore totalement écarté. Mais nous prendrons toutes les dispositions nécessaires pour que ce type de catastrophe ne se reproduise plus. »
En attendant, le gouvernement dit rester aux côtés des familles sinistrées et des équipes de secours jusqu’à la fin des opérations.
Ibrahima Foulamory Bah









