Le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, était face à la presse nationale et internationale ce lundi 1er septembre 2025. Il s’est exprimé sur plusieurs sujets d’actualité, notamment le référendum constitutionnel et la crise de liquidité qui a secoué le pays il y a trois mois.
À propos du référendum prévu le 21 septembre 2025, il a tenu à rappeler. « Il ne faut pas oublier que le référendum, bien que ce soit une élection politique, n’est pas une élection partisane. Parce que ce n’est pas un sujet d’un parti contre un autre. C’est pour cela que les clivages ne devraient pas se baser sur les idéologies. Le référendum, c’est quelque chose de plus grand et de plus fondamental pour le pays. Les dispositions nécessaires à cela sont prises, allant du cadre organisationnel aux aspects logistiques. »
Concernant l’organisation par la Direction Générale des Élections (DGE), en matière de logistique, de ressources humaines et de déploiement sur le terrain, le porte-parole du gouvernement a assuré que tout est mis en place. « Je pense que les dispositions vont dans le bon sens. En tout cas, il n’y a pas d’alerte particulière qui nous amène à nous inquiéter. Derrière cela, il y a aussi des dispositions sécuritaires pour permettre à nos concitoyens d’aller voter sans crainte, afin que le résultat soit le plus transparent possible, reflète la volonté des citoyens et soit remonté dans les meilleurs délais, pour permettre à notre pays de se doter de nouvelles lois fondamentales », a-t-il rassuré.
Abordant la crise de liquidité, Ousmane Gaoual Diallo a précisé qu’il ne s’agit pas d’une crise économique. « La crise de liquidité à laquelle nous faisons face aujourd’hui, ce n’est pas une crise économique, ce n’est pas une difficulté économique, c’est une forme d’inquiétude. Ça veut dire qu’on a plus d’argent gardé dans nos portefeuilles, dans nos coffres ou dans nos domiciles qu’on en a dans les banques. Lorsque chacun d’entre nous garde son argent à la maison au lieu de le déposer à la banque, forcément, s’il ne dépense pas, l’argent ne circule pas. Il ne passe pas de votre poche à celle du voisin. C’est ça la crise de liquidité. »
L’ancien député de la 8ᵉ législature a ajouté :« Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’argent, mais que les Guinéens le gardent chez eux. Ce que nous voulons faire, et ce que les économies modernes ont fait avec succès, c’est dématérialiser les paiements, encourager les gens à utiliser d’autres modes de règlement que les billets. Mais il est vrai qu’au marché, il est plus simple aujourd’hui de payer les condiments avec des billets de banque qu’avec Orange Money ou d’autres moyens numériques. L’objectif du gouvernement est d’accroître l’usage des paiements autres que par la monnaie fiduciaire. C’est très important, car cela nous mettra à l’abri des crises de liquidité », a-t-il réitéré.
Foulamory Bah









