Pour une fois depuis le régime Général Lansana Conté, un scrutin sera organisé sous la tutelle du gouvernement à travers le ministère en charge de l’Administration du territoire et de la Décentralisation. Il s’agit de la Direction Générale des Elections (DGE) qui remplace désormais la Commission Nationale des Elections Indépendantes (CENI). La responsable de cette nouvelle institution, Djenabou Touré, ne ménage aucun effort pour rassurer les pessimistes par rapport à la bonne organisation des élections. Lors d’une interview accordée ce mercredi à TV5 Afrique, la directrice de la DGE promet un scrutin sans faille et des résultats rapides.
Malgré les doutes, Djenabou Touré indique que les résultats provisoires seront connus le plutôt que possible. Cela grâce aux nouveaux dispositifs techniques et technologiques.
« Les procédures informatiques vont nous permettre de commencer à donner les tendances à partir de minuit. Et le lendemain de commencer à proclamer les résultats par commune. Finaliser et totaliser en 48H. Nous sommes en train de tout faire pour que ces résultats provisoires puissent être connus par peuple de Guinée. Mais pas en 10 jours ou en 7 jours. »
A date, elle laisse entendre que toutes les conditions sont prises pour le très bon déroulement des élections, qui se passeront devant les observateurs internationaux dont ceux de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest qui sont déjà sur le territoire guinéen. C’est dans ce cadre que le chef de la Transition, Général Mamadi Doumbouya a nommé ce jeudi les membres de l’Observatoire Autonome de Supervision du Référendum (ONASUR) Cette nouvelle structure chargée de veiller au bon fonctionnement du scrutin, sera dirigée par Dr Sékou Koureissy Condé.
A quelques jours du référendum, la majorité des personnes recensées ont déjà récupéré leur carte électoral. Le dimanche 21 septembre 6.700.000 guinéens sont appelés à aller voter pour le OUI et le NON de la nouvelle constitution. En cas de victoire du OUI, la Guinée franchira une nouvelle étape importante pour le retour à l’ordre constitutionnel.
Ibrahima Soya









