Tout comme son patron du palais présidentiel, Général Amara Camara, ministre secrétaire générale à la présidence de la République, est apparu ce dimanche matin plus précisément à 8h, jour du scrutin référendaire, en tenue civile pour voter à l’école des Sourds-muets de Boulbinnet.
Après avoir quitté les urnes, ce membre très influent du Conseil National pour le Rassemblement et le Développement a livré ses sentiments à la presse locale et internationale.
D’après lui, ce dimanche 21 septembre est un jour symbolique et exceptionnel pour le CNRD et la Guinée qui est en train d’écrire une nouvelle page de son histoire.
« En tant que citoyen nous venons de nous acquitter de notre droit de vote. Pour nous c’est absolument un jour heureux. C’est un jour exceptionnel pour notre pays, dans la mesure où nous allons avoir très rapidement une constitution. Mais c’est aussi une avancée majeure en terme de démocratie dans notre pays. Nous avons vu partout, un engouement pour le vote. C’est une très bonne chose. Le peuple prend son destin très au sérieux. Nous espérons qu’à l’issue de ses opérations de ce soir, on aura enfin une constitution qui nous rassemble et qui nous ressemble. C’est vraiment un jour exceptionnel en Guinée en terme de démocratie, de sortie de la période transitoire et du retour à l’ordre constitutionnel. » a s’est réjoui le porte-parole du CNRD.
Interrogé sur la possible candidature de chef de la transition Mamadi Doumbouya, Général Amara repond en ces termes : « Aujourd’hui le Général Doumbouya va venir voter pour la nouvelle constitution…Aujourd’hui, il est clairement question du scrutin référendaire. Quand ça sera le moment, on en parlera. »
Pour rappel dans la charte de la transition lue en septembre 2021, quelques jours après le coup d’Etat contre le président Alpha Condé, l’ancien responsable des forces spéciale avait dit solennellement qu’il ne sera pas candidat aux élections présidentielles, ni lui et ni un membre du CNRD ou de son gouvernement. Par contre dans la nouvelle constitution, aucun n’article n’empêche le l’homme de 5 septembre de briguer un mandat.
Ibrahima Soya









