Dans la foulée de la proclamation des résultats définitifs du référendum du 21 septembre et de la promulgation de la nouvelle Constitution par le président de la transition, Général Mamadi Doumbouya, le Conseil national de la transition (CNT) a adopté, dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 septembre 2025, le nouveau Code électoral de la République de Guinée.
La session plénière a été présidée par Dr Dansa Kourouma. Il a qualifié cette plénière historique.
« La plénière de ce jour n’est pas une séance ordinaire, elle est historique, car elle consacre l’examen d’un texte important de notre architecture normative, le Code électoral. Il constitue l’instrument juridique par excellence qui permettra le retour à l’ordre constitutionnel et de prendre tout son sens et toute sa légitimité », a déclaré le Président du Conseil National de la Transition, Dr Dansa Kourouma.
Ce texte de loi organique, composé de 345 articles, devient ainsi la première législation issue de la nouvelle Constitution. Sur les 81 conseillers nationaux inscrits, 68 ont voté pour, un contre, un autre s’est abstenu, tandis que 13 étaient excusés et 12 absents.
Le nouveau Code électoral introduit plusieurs innovations : la future Assemblée nationale sera composée de 147 députés, dont 49 élus sur une liste nationale, et le Sénat comptera 87 membres élus aux niveaux préfectoral et régional. Le texte prévoit aussi la biométrie, la sécurisation des cartes d’électeurs ainsi qu’un encadrement renforcé des campagnes électorales.
Avec cette adoption, le CNT fixe le cadre juridique qui encadrera les prochains scrutins en Guinée, qu’ils soient présidentiels, législatifs, sénatoriaux, régionaux ou communaux. Cette étape marque un jalon décisif sur la voie du retour à l’ordre constitutionnel.
Foulamory Bah









