La Cour suprême de Guinée a procédé, ce mardi 4 novembre 2025, à l’installation officielle du collège des médecins assermentés chargé d’évaluer l’aptitude physique et mentale des candidats à l’élection présidentielle prévue le 28 décembre prochain. Cette cérémonie solennelle s’est tenue au siège de l’institution en vertu des dispositions de l’article 46 de la Constitution et de l’article 136 du Code électoral.
Composé de sept médecins multidisciplinaires, le collège est présidé par Professeur Hassane Bah, médecin légiste. Il comprend également de Pr Amara Cissé, neurologue, Pr Mamadou Dadhi Baldé, cardiologue, Pr Mory Fodé Doukouré, psychiatre, Pr Foussé Diakité, néphrologue, et Pr Djibril Sylla, médecin interne. Ces experts auront la lourde responsabilité de garantir que chaque candidat à la magistrature suprême possède toutes les facultés physiques et mentales requises pour diriger l’État.
Dans ses réquisitions, le procureur général près la Cour suprême, Sidy Souleymane N’Diaye, a rappelé la noblesse et la sensibilité de la tâche confiée aux médecins. « Votre mission est aussi exigeante que délicate. Vous êtes désormais investis d’un devoir de vérité, de rigueur scientifique et de neutralité absolue. Le peuple guinéen doit, par votre travail, être assuré que celui ou celle qui briguera sa confiance dispose de toutes les facultés pour diriger l’État avec lucidité, discernement et endurance », a-t-il souligné.
Le procureur a insisté sur les valeurs de probité, d’objectivité et de rigueur scientifique, estimant que « la vérité médicale doit servir fidèlement la vérité républicaine ».
Prenant la parole à son tour, Yaya Boiro, premier président de la chambre civile, commerciale et sociale, assurant l’intérim du premier président de la Cour suprême, a rappelé aux médecins leur rôle crucial dans la transparence du processus électoral. « La mission que vous allez exercer est éminemment délicate, noble et patriotique. Elle requiert rigueur, neutralité, discrétion et intégrité. Vous serez les garants de la vérité scientifique au service de la vérité constitutionnelle », a-t-il déclaré.
Il a également invité les membres du collège à faire preuve d’indépendance et d’impartialité, loin de toute influence politique, rappelant que leur serment de médecin les engage déjà à la probité et à l’éthique professionnelle. « Vous êtes désormais les acteurs essentiels de la transparence du scrutin »
La Cour suprême a réaffirmé sa volonté d’accompagner le collège des médecins dans l’accomplissement de sa mission, tout en insistant sur son importance dans le processus démocratique. « Vous êtes désormais les acteurs essentiels du dispositif garantissant la transparence du scrutin présidentiel à venir », a ajouté le juge Yaya Boiro, promettant l’appui de la Cour « à chaque étape de cette noble mission ».
Avant de clore l’audience, le magistrat a exhorté le collège à mesurer « la grandeur de la tâche » qui l’attend, rappelant que son action contribue à la consolidation de l’État de droit et à la préservation de la confiance du peuple dans ses institutions.
Après l’audience, les sept médecins ont rejoint leurs bureaux situés au quartier Camayenne, dans la commune de Dixinn, où ils ont découvert leurs locaux et le matériel mis à leur disposition.
Interrogé par les journalistes, le président du collège, professeur Hassane Bah, a exprimé un sentiment de fierté et de responsabilité. « Nous sommes investis de la confiance du peuple de Guinée. C’est un motif de satisfaction compte tenu de notre parcours professionnel. Nous allons répondre à cette confiance par notre conscience, dans le strict respect des règles éthiques, déontologiques et du serment d’Hippocrate », a-t-il déclaré.
Le collège des médecins assermentés entamera ses travaux dans les prochains jours afin d’évaluer les candidats à la présidentielle de décembre 2025.
Foulamory Bah









