Le pèlerinage est le cinquième pilier de l’Islam que tout musulman rêve de réaliser. En Guinée où la nouvelle caution est fixée à 58.325.000 gnf, les responsables religieux se mettent à la tâche pour mieux préparer ce pèlerinage. Le quota de 10.000 pèlerins guinéens reste et les inscriptions démarrent à partir du 10 novembre jusqu’au 10 décembre 2025.
Bien que le pèlerinage nécessite des moyens financiers, mais une santé physique et morale est exigée pour que le fidèle puisse accomplir les rites. Dans une correspondance du Royaume d’Arabie Saoudite envoyée aux autorités religieuses guinéennes, les maladies interdites sont mentionnées dans le document présenté cette semaine à la presse locale. Cette sortie vise à informer les futurs 10.000 pèlerins guinéens des dernières nouvelles du hadj 2026 prévu au mois de mai.
Les principales maladies interdites sont : l’insuffisance rénale, l’hypertension artérielle, les maladies pulmonaires dont la tuberculose ; les maladies du foie, les maladies concernant les nerfs ; la maladie mentale, la vieillesse qui entraîne une défaillance mentale ou physique ; la grossesse, les maladies contagieuses, le cancer ; le diabète non maîtrisé ou ayant atteint un certain stade de son évolution.
Selon Dr Mamadou Lamarana Diallo, conseiller personnel du ministre secrétaire général des Affaires Religieuses « Il faut être physiquement et mentalement bien portant pour aller faire le pèlerinage. Autrement dit, il ne faut pas aller au pèlerinage avec une ou plusieurs maladies qui vous empêcherait d’accomplir les rites du hadj… Les autorités saoudiennes sanitaires se donnent le droit de contrôler à l’aéroport international du Royaume d’Arabie Saoudite, si ces mesures que nous venons tout à l’heure de citer sont respectés. En plus de ces mesures, les autorités sanitaires du Royaume d’Arabie Saoudite peuvent ajouter d’autres mesures supplémentaires en coordination avec l’OMS. Donc celui qui prend le risque ou celle qui prend le risque d’aller sur le sol saoudien avec l’une de ces maladies, risque de se voir retourner au pays sans avoir fait le pèlerinage après avoir fait toute cette dépense. »
Pour s’assurer d’avoir une santé leur permettant de faire le pèlerinage à la Mecque, Dr Lamarana Diallo, demande aux pèlerins de se procurer d’un certificat d’aptitude médicale. Ce document important est délivré après une visite médicale dans les hôpitaux de l’Etat. A Conakry : l’hôpital Ignace Deen, Sino-guinéen et les centre médico-communaux. Par contre les pèlerins de l’intérieur du pays peuvent se rendre dans les hôpitaux régionaux ou préfectoraux.
Il est aussi exigé de se faire vacciner contre la méningite et la fièvre jaune.
Pour éviter le couac du pèlerinage 2025 où des centaines de pèlerins guinéens ont été arnaqués par des agences de voyages, les autorités religieuses guinéennes ont demandé aux futur pèlerins de ne collaborer qu’avec les agences de voyages reconnues par le secrétariat général des affaires religieuses.
Cette année les autorités religieuses guinéennes travaillent avec deux compagnies internationales pour faciliter le déplacement des futurs 10.000 pèlerins. Il s’agit d’Ethipian Airline et Egypt Air.
Ibrahima Soya









