Dans sa mission d’outiller les collections locales du pays pour rendre plus efficace leur gestion, l’Agence Nationale des Financements des Collectivités (ANAFIC) a organisé cette semaine des sessions de formations à l’intention des responsables des 13 communes de Conakry et ceux du gouvernorat de la ville Conakry. Celle de ce vendredi 7 novembre qui a eu lieu dans un réceptif hôtelier de la capitale a porté sur la mobilisation des ressources internes pour le développement des communes. Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet d’Appui à l’ANAFIC (PANAFIC).
Au cours de cette session, le Directeur Général de l’ANAFIC Sékou Mawa Touré, a échangé avec les participants pour leur expliquer comment mieux procéder à la mobilisation et la gestion des ressources internes.
« Cet atelier s’inscrit dans le cadre du programme que nous avons élaboré en début d’année au niveau de l’ANAFIC en accord avec les communes. Ça consistent à renforcer leurs capacités en matière de mobilisation des ressources endogènes. Ça été une opportunité pour nous de partager avec tous les acteurs impliqués dans cette chaine de mobilisation, les différents problèmes auxquels nous pouvons être confrontés et surtout ensemble de trouver les solutions. Les solutions pour nous, ne se trouve nulle part que dans le respect des textes des lois qui régissent et le fonctionnement non seulement des collectivités mais aussi des services techniques déconcentrés de l’Etat qui ont en charge de les accompagner dans la mobilisation des ressources. » affirmé Sékou Mawa Touré aux micros des journalistes.
Poursuivant son speech, il ajoute : « Les résultats attendus, c’est d’abord faire imprégner les acteurs sur la chaine de mobilisation, le respect des textes de lois. Les outils qui sont développés que chacun devrait maitriser. Puisqu’on ne peut pas parler de l’application correcte d’un schéma ou d’un dispositif sans pour autant en amont avoir les outils et toutes les informations qui sied en la matière. »
Plus loin le Directeur de l’ANAFIC souligne que cette initiative de son organisme s’inscrit belle et bien dans la vision du président Mamadi Doumbouya. : « Je pense que cette opération que nous sommes en train de faire concoure bien au respect de la vision du chef de l’Etat qui voudrait que les collectivités soient au cœur de leur propre développement. C’est vrai, les dispositions ont été prises. Les efforts énormes ont été fait au niveau de l’Etat à travers les différents fonds qui ont été mis à la disposition de l’ANAFIC pour accompagner ces collectivités dans la mise en œuvre de leurs actions de développement. L’Etat ne s’est pas arrêté que là, il a aussi le transfert des ressources locales à ces collectivités à travers un transfert de compétences qui leur a été fait. Donc ces collectivités aujourd’hui ont la possibilité ou sommes autorisées à aller mobiliser des ressources elles même que l’Etat leur a transféré. Parce que l’Etat s’est déchargé de cette mobilisation pour pouvoir venir en accompagnement des efforts qui ont été fait en amont à travers la mise à disposition des fonds issus des ressources mise à la disposition de l’ANAFIC. »
Du côté des participants, cet atelier leur a permis de se doter des outils nécessaires et des techniques pour mieux collecter et gérer les ressources endogènes de leurs collectives.
Mory Kourouma secrétaire générale de la commune de Ratoma « Nous avons appris avec beaucoup d’attention ce que la loi dit sur la mobilisation des ressources internes… Cet atelier a permis aux cadres qui ont pris part de renforcer leur capacité en matière de mobilisation de ressources internes. Si les ressources sont bien collectées au niveau des collectivités cela va favoriser le développement à la base. Cela permettra de réaliser tout ce qu’on a comme projet. Je suis très ravi de prendre part à cet atelier. » a témoigné ce participant.
Cette dernière session précède celle qui a porté sur l’identification des microprojets résilients face au changement climatique. Elle a permis de renforcer les capacités des participants sur l’analyse des risques, la prise en compte du genre et de l’inclusion sociale, ainsi que l’utilisation des outils d’aide à la formulation de projets climato résilients.
Ibrahima Soya









