Initialement prévue le 25 novembre dernier, la campagne des 16 jours d’activisme a été officiellement lancée ce lundi 1er décembre à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry par la ministre de la Promotion Féminine, de l’Enfance et des Personnes Vulnérables, Charlotte Daffé.
Placée sous le thème « Tous unis pour mettre fin aux violences numériques faites aux femmes et aux filles », ce lancement a connu la présence des membres du gouvernement, des représentants des institutions et des activistes des droits des femmes. A cela s’ajoute aussi une forte mobilisation des étudiantes et étudiants de la première université du pays.

Dans son discours d’ouverture, la ministre de la Promotion Féminine, de l’Enfance et des Personnes Vulnérables, Charlotte Daffé a dénoncé vigoureusement les violences numériques contre les femmes.
« La violence n’a pas sa place dans une société qui aspire au progrès. Le thème de cette année reflète l’évolution des risques dans un monde connecté et l’urgence d’adapter nos réponses…Les photos privées sont volées, les mensonges se propagent en quelques secondes, l’emplacement d’une femme est traqué… L’intelligence artificielle sert parfois à créer des images manipulées pour humilier et réduire les femmes au silence. »
Plus loin, Charlotte Daffé sollicite l’implication de tous les acteurs à tous les niveaux pour mieux lutter contre les violences basées sur le genre.
« La lutte contre les violences faites aux femmes ne relève pas d’un seul ministère. Elle engage l’État, les familles, les communautés, les médias, le secteur privé, les hommes, les femmes et surtout la jeunesse. »
Quant à la représentante du Système des Nations Unies en Guinée Madalena Bertoloti, elle demande à chaque étudiant de devenir un acteur du changement à travers la sensibilisation.
« Ce cadre offre une opportunité unique pour des échanges constructifs afin de promouvoir un environnement numérique plus sûr pour les femmes et les filles. J’appelle chaque étudiant à devenir acteur du changement : sensibilisez vos pairs, refusez la banalisation des discours sexistes en ligne et utilisez la technologie pour protéger les droits des femmes et des filles ».
Cette campagne d’activisme contre les violences basées sur le genre se poursuivra jusqu’au 10 décembre prochain avec plusieurs activités notamment : des panels, des formations sur la sécurité numérique, des actions communautaires de prévention…
Ibrahima Soya









