Il y a 12 mois, le président du parti Model, Mamadou Aliou Bah, faisait l’objet d’une arrestation à la frontière guinéenne. Poursuivi pour offense contre le président de la Transition, Général Mamadi Doumbouya, le jeune leader politique est jugé et condamné par le tribunal de première instance de Kaloum pour 2 ans. Une condamnation qui a été confirmée par la cour d’Appel de Conakry. Un an après cette arrestation jugée ‘’arbitraire’’ par ses proches, le collectif des avocats monte au créneau et tire la sonnette d’alarme.
Dans un communiqué officiel publié ce jeudi 25 décembre, ledit collectif attire l’attention de l’opinion sur la situation juridique de leur client qui ‘’demeure privé de liberté’’. Il constate que la détention de Aliou Bah soulève de sérieuses interrogations au regard des principes fondamentaux de l’Etat de droit dont le droit à la liberté individuelle…
« Le Collectif tient également à rappeler que le procès de Monsieur Mamadou Aliou BAH s’est déroulé dans un contexte marqué par une forte attente de garanties procédurales. La défense a, avec rigueur et constance, développé une argumentation juridique approfondie, soulevant des moyens sérieux relatifs tant à la régularité de la procédure qu’à l’absence d’éléments constitutifs des infractions reprochées. La décision rendue, au regard de ces éléments, a suscité une profonde surprise au sein de la défense.
Un an après les faits, le maintien en détention de Monsieur Mamadou Aliou BAH apparaît difficilement conciliable avec ces exigences. Cette situation appelle une réévaluation objective et conforme au droit, à la lumière des engagements internationaux de la République de Guinée. »
Sur ce le collectif rappelle le caractère problématique de cette détention au regard du droit interne et du droit international ; sollicite la libération de Monsieur Mamadou Aliou BAH, conformément aux normes juridiques applicables et aux engagements internationaux de l’État guinéen ; invite les autorités compétentes à privilégier une solution pleinement conforme à l’État de droit ; appelle les partenaires de la Guinée et les organisations de défense des droits humains à s’engager activement afin de contribuer à l’obtention de la libération de Monsieur Mamadou Aliou BAH.
Au niveau du parti Model, c’est la même réclamation. Le bureau politique souhaite que son président soit libéré sans délai.
Pour rappel, le Model est l’une des formations politiques absentes de l’élection présidentielle prévue ce dimanche 28 décembre.
Ibrahima Soya









