À l’approche du scrutin présidentiel du dimanche 28 décembre, la Direction générale des élections (DGE) met en avant l’ampleur du dispositif humain déployé pour garantir le bon déroulement des opérations de vote. Lors de son intervention, la Directrice générale des élections est revenu en détail sur le vaste programme de formation mis en œuvre à l’échelle nationale et internationale, touchant aussi bien les membres des bureaux de vote que les acteurs chargés de la centralisation des résultats.
En effet, la DGE a opté pour une formation en cascade, débutant par les formateurs nationaux avant d’être déployée dans les préfectures, les communes urbaines et rurales, ainsi que dans les représentations diplomatiques à l’étranger. Sur ce point, Madame Camara Djénabou Touré a expliqué : « Sous les agents électoraux, nous avons organisé des formations en cascade pour les membres des bureaux de vote. Nous avons d’abord fait la formation des formateurs nationaux et ça, nous nous sommes appuyés avec la convention que nous avons avec le syndicat de l’éducation, enseignement pré-universitaire, professionnel et l’enseignement supérieur qui désigne une partie des formateurs et le reste des formateurs viennent du ministère de l’administration du territoire et d’autres départements qui nous accompagnent. »
Par ailleurs, cette stratégie a permis de former un nombre important de relais locaux chargés d’assurer la transmission des connaissances sur le terrain. La Directrice générale des élections précise à ce sujet. « Donc on a eu 2 235 formateurs locaux qui ont été formés aux chefs-lieux des préfectures qui, à leur tour, ont finalisé aujourd’hui la formation des membres des bureaux de vote pour deux jours. »
Grâce à ce dispositif, la DGE affirme avoir couvert l’ensemble du territoire national, y compris les circonscriptions électorales à l’étranger. La patronne de l’institution électorale a souligné l’ampleur de la mobilisation humaine engagée pour le scrutin du 28 décembre. « On a 118 115 membres de bureaux de vote sur toute l’étendue du territoire, également dans les 34 circonscriptions électorales à l’étranger, donc dans nos ambassades et consulats. »
Dans cette dynamique, la formation ne s’est pas limitée aux seuls bureaux de vote. Les membres des Commissions administratives de centralisation des votes (CACV) ont également bénéficié d’un encadrement spécifique, assuré par des magistrats et des juristes de haut niveau, afin de garantir une application rigoureuse du cadre légal électoral.
Ainsi, à travers cette mobilisation inédite de plus de 118 000 agents électoraux, la Direction générale des élections entend renforcer le professionnalisme, l’impartialité et la crédibilité du processus électoral. En misant sur la formation et la maîtrise des procédures, la DGE affiche sa volonté de réduire les erreurs opérationnelles et de contribuer à un scrutin apaisé et transparent sur l’ensemble du territoire national et dans la diaspora.
Foulamory Bah









