Comme annoncé par des médias privés de la presse en ligne, le dossier de Aboubacar Makhissa Camara a été rouvert ce lundi 12 janvier à Conakry. A cause des travaux de rénovation du site abritant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), le procès de ce matin a été délocalisé dans les locaux de la Cour d’Appel de Conakry. La salle du centre de formation a été aménagée pour la circonstance.
Aboubacar Makhissa Camara accusé pour des faits présumés de détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite et blanchiment des capitaux, a brillé par son absence. Malgré le mandat d’arrêt de la justice contre sa personne, l’ancien Directeur Général des Impôts reste introuvable. A cet effet, la Cour exige sa comparution physique lors de la prochaine audience. Elle ordonne à la banque centrale de Conakry (BCRG) d’identifier les comptes bancaires de Makhissa Camara, de son épouse et de ses enfants. Elle ordonne également aux conservations foncières de Conakry et de Kindia d’identifier les biens immobiliers appartenant au prévenu, à son épouse et à ses enfants.
Cette décision fait suite à la requête insistante de l’avocat de la patrie civile qui représente l’Etat dans ce dossier, Sanoussy Barry.
Si la cour considère que le prévenu Aboubacar Makhissa Camara est en fuite, son avocat Soufiane Kouyaté, assure que son client est à l’étranger pour un séjour médical.
Après plusieurs heures de débats intenses entre les parties, le juge a renvoyé le dossier le 16 février prochain tout en exigeant la comparution d’Aboubacar Makhissa Camara.
Ibrahima Soya









