La Guinée a vécu, ce samedi 17 janvier 2025, un moment de haute intensité symbolique et politique. Au stade Général Lansana Conté de Nongo, à Conakry, Mamadi Doumbouya a été officiellement installé dans ses fonctions de Président de la République, au terme d’une cérémonie d’investiture empreinte de solennité, de ferveur populaire et d’enjeux historiques.
Sous un ciel chargé d’attentes, près de 50 000 Guinéennes et Guinéens ont rempli les tribunes, témoignant d’une mobilisation rare, à la hauteur de l’événement. À leurs côtés, une forte délégation étrangère, composée de chefs d’État, de représentants officiels et de partenaires internationaux, est venue saluer ce tournant de la vie politique nationale. Étaient notamment présents Assimi Goïta, Brice Clotaire Oligui Nguema, Bassirou Diomaye Faye, Mohamed Ould Ghazouani, Adama Barrow, ainsi que des délégations venues de Sierra Leone et du Libéria, conduit par le président Joseph Boakai.
À 13h06 précises, le Président élu fait son entrée dans l’enceinte du stade, accompagné de son épouse. La foule se lève, les acclamations montent, les regards se figent : l’instant est solennel, presque suspendu. La nation observe celui qui s’apprête à incarner, pour les sept prochaines années, l’autorité suprême de l’État.
C’est à 14h11, lors d’une audience publique de la Cour suprême, que Mamadi Doumbouya prête serment devant Dieu, devant le peuple de Guinée et devant les institutions républicaines. D’une voix grave, il engage son honneur et son destin politique par ces mots :
« Moi, Mamadi Doumbouya, président de la République élu, je jure devant Dieu et devant le peuple de Guinée, sur mon honneur, de respecter et de faire respecter scrupuleusement la Constitution, les lois, les règlements et les décisions de justice, d’exercer loyalement et dignement les fonctions qui me sont confiées dans l’intérêt supérieur de la nation …En cas de parjure, que je subisse la rigueur de la loi. »
Un serment lourd de sens, prononcé dans un pays marqué par les ruptures politiques, mais habité par une aspiration profonde à la stabilité, à la justice et à la cohésion.
Dans son discours de prise de fonction, le nouveau chef de l’État trace les premières lignes de son mandat. Un mandat qu’il place résolument sous le signe des femmes et de la jeunesse, qu’il désigne comme les piliers de la transformation nationale et les véritables forces vives de l’avenir guinéen.
Au-delà du protocole et des symboles, cette investiture ouvre un nouveau chapitre de l’histoire politique de la Guinée. Un chapitre où les promesses de renouveau institutionnel, d’unité nationale et de gouvernance responsable sont désormais attendues à l’épreuve des faits.
La Guinée, rassemblée en ce jour, regarde désormais vers l’avenir avec espoir, vigilance et une mémoire intacte de son histoire.
Mame Tabara Bah









