L’histoire entre Ibrahima Kourouma ancien ministre en charge de l’Education Nationale, et la justice est une affaire rocambolesque. Poursuivi pour des faits de détournement des fonds publics et d’enrichissement illicite, Dr Kourouma avait été initialement reconnu coupable par la justice. En première instance, la Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières (CRIEF) avait condamné l’ancien dignitaire d’Alpha Condé à 4 ans de prison assortis d’une amende de trois milliards de francs guinéens. La juridiction avait également prononcé la confiscation de ses biens au profit de l’État.. Contrairement à cette décision, la chambre d’appel de la CRIEF, a récemment tranché en faveur de Ibrahima Kourouma.
La Chambre d’appel de la Cour de répression des infractions économiques et financières a annulé la décision de première instance, déclarant l’ancien ministre non coupable de détournement de fonds publics et d’enrichissement illicite. Elle a également ordonné la restitution complète des biens saisis à Dr. Kourouma tout en rejetant toutes les demandes de l’État guinéen.
Pendant que les proches de l’ex-ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, célèbre sa libération, le substitut du procureur conteste et s’oppose vigoureusement à la décision de la chambre d’appel. Ibrahima Kourouma reste en prison suite au pourvoi en cassation exercé par le parquet spécial de la CRIEF.
En attendant, l’affaire sera renvoyée au niveau de la Cour Suprême qui va trancher en dernier ressort entre les deux parties à savoir : le prévenu Ibrahima Kourouma et le parquet spécial de la CRIEF.
Ibrahima Soya









