L’Agence nationale de lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance (ANLC-PBG) intensifie ses actions pour renforcer la transparence en Guinée. Lors d’une conférence de presse animée le 20 février 2026 par son secrétaire exécutif, Dr Mohamed Bérété, en présence de Bakary Bamba Gondi, l’institution a présenté son bilan et ses priorités dans la lutte contre la corruption.
Placée sous la tutelle du Président de la République, l’ANLC-PBG intervient sur deux axes principaux : la prévention et la répression. « Le bilan doit être apprécié sur ces deux volets », a expliqué Dr Bérété. Sur le plan préventif, plusieurs campagnes de sensibilisation ont été menées auprès des régies financières de l’État, de certains départements ministériels et des populations à l’intérieur du pays. En 2025, des missions ont couvert plusieurs préfectures, de Conakry à Kankan, en passant par Dabola, Faranah et N’Zérékoré. Une partie du territoire reste toutefois à couvrir.
Sur le volet répressif, plusieurs dossiers ont été transmis à la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), actuellement en charge de leur examen. Le responsable a rappelé que ces procédures restent confidentielles jusqu’à leur aboutissement.
Parmi les défis majeurs, le blanchiment d’argent figure en tête des préoccupations. Dr Bérété a également tenu à rassurer l’opinion sur l’indépendance de l’agence, soulignant que la lutte contre la corruption repose sur une responsabilité collective. Il a appelé les administrations, le secteur privé et les citoyens à signaler tout acte répréhensible afin de consolider la bonne gouvernance et la confiance dans les institutions.
Selon le dernier indice de perception de la corruption publié par Transparency International, la Guinée se classe au 133ᵉ rang sur 180 pays en 2024, avec un score de 28 sur 100. Cette performance marque une progression par rapport à l’année précédente, où le pays occupait la 141ᵉ place avec un score de 26 sur 100.
Mamey Yéyi Zossan (MYZ)









