Banjul a accueilli, jusqu’au 14 février 2026, la 8ᵉ session du congrès de l’AIPS Afrique, qui a réuni pendant quatre jours des professionnels venus de tout le continent. Placée sous le thème « Médias numériques, intelligence artificielle et journalisme éthique en Afrique », la rencontre a été consacrée aux transformations du métier face aux mutations technologiques.
Pour Abdoulaye Thiam, président de l’AIPS Afrique, l’objectif est clair : amener la presse sportive à s’adapter aux innovations tout en préservant la crédibilité de l’information. Les débats ont mis l’accent sur les risques liés à la désinformation et à la prolifération des fake news, dans un contexte marqué par l’essor de l’intelligence artificielle.
Les intervenants ont souligné la nécessité d’une remise en question permanente. La représentante du Bénin, Bertille Missi Biskoum, a appelé les professionnels à évoluer avec leur environnement afin d’éviter l’obsolescence et l’émergence de nouvelles professions susceptibles de concurrencer le journalisme sportif.
Plusieurs participants ont également insisté sur l’absence de solution miracle contre la désinformation, tout en soulignant l’importance de la formation continue. Dans un continent à forte population jeune, le renforcement des compétences des nouvelles générations apparaît comme un enjeu majeur pour l’avenir de la profession.
Au-delà des échanges, le congrès a permis aux journalistes de partager leurs expériences et d’acquérir des outils pour mieux couvrir et valoriser le sport africain. L’ambition affichée par l’AIPS Afrique est de promouvoir une presse sportive moderne, responsable et solidement ancrée dans les exigences du numérique et de l’éthique.
La Guinée était représentée à cette rencontre par deux figures reconnues du journalisme sportif national, Amadou Diouldé Diallo et Kadiatou Traoré. Leur participation témoigne de l’engagement des professionnels guinéens à s’inscrire dans la dynamique de modernisation et de professionnalisation du secteur.
À travers ce congrès, l’AIPS Afrique entend doter les journalistes d’outils concrets pour mieux raconter le sport africain et construire une presse sportive plus moderne, responsable et adaptée aux exigences du numérique.
Marie Lisette









