La commune urbaine de Sanoya a tenu sa double session budgétaire consacrée à l’examen du compte administratif 2025 et à la planification des actions futures. Au-delà des chiffres, cette rencontre a mis en avant une approche de développement local centrée sur l’amélioration des conditions de vie et la prise en compte des préoccupations sociales, notamment celles des femmes affectées par les opérations de déguerpissement.
La dynamique s’inscrit dans un contexte de la réforme territoriale engagée en Guinée. En janvier 2024, le Conseil national de la transition a adopté une loi portant création de nouvelles collectivités dans le Grand Conakry, dont Sanoya, érigée en commune urbaine à partir de l’ancienne commune rurale de Manéah. Cette réorganisation vise à rapprocher l’administration des citoyens, renforcer la décentralisation et accélérer le développement local à travers une gouvernance plus adaptée aux réalités des populations.
Présentant la situation financière, le président de la délégation spéciale, Aly Manden Mansa Keita, a annoncé un excédent de clôture de 218 126 846 francs guinéens, pour des recettes de 4 592 116 694 GNF et des dépenses de 4 374 818 848 GNF. Des résultats jugés encourageants pour soutenir les priorités d’investissement de la commune.
Dans une logique de planification inclusive, la session a longuement débattu du sort des femmes récemment déguerpies, dont les activités commerciales constituent la principale source de revenus. Des mesures concrètes ont été proposées, notamment l’attribution d’espaces dédiés et leur intégration progressive dans les marchés afin de préserver leurs moyens de subsistance.
Selon Mariam Condé, secrétaire générale des collectivités locales de Sanoya, « le président de la délégation spéciale a manifesté une attention particulière à la situation de ces populations et a proposé des solutions de recasement adaptées dans les différents marchés ». Cette démarche vise à atténuer l’impact social des opérations d’aménagement tout en soutenant l’autonomisation économique des femmes.
Par ailleurs, l’assainissement a occupé une place centrale dans les échanges, les conseillers soulignant son rôle déterminant pour la santé publique et l’attractivité du territoire.
L’année 2026 s’annonce ainsi décisive, avec plusieurs projets programmés pour renforcer les infrastructures, soutenir les activités économiques locales et promouvoir un développement harmonieux et inclusif. Pour cette jeune commune issue de la réforme territoriale, la planification budgétaire apparaît comme un levier essentiel pour construire une gouvernance locale efficace et proche des besoins des populations.
Marie Lisette









