Dans l’organisation de l’État guinéen, les institutions constituent les piliers du fonctionnement de la République. Elles assurent l’équilibre des pouvoirs, la régulation de la vie publique et la protection des droits des citoyens.
Dans le contexte actuel de Transition, la Charte de la Transition fixe le cadre juridique des institutions. L’article 81 précise que : « sauf abrogation expresse, les dispositions de la législation et de la réglementation en vigueur non contraires à la Charte demeurent applicables ». Sur cette base, plusieurs institutions continuent d’exercer leurs missions.
Le Conseil National de la Transition (CNT) est l’organe législatif de la Transition, conformément à l’article 56 de la Charte. Il est chargé d’élaborer le projet de Constitution, d’examiner et d’adopter les lois, de suivre la mise en œuvre de la feuille de route de la Transition et de contribuer à la promotion des droits humains ainsi qu’à la réconciliation nationale.
La Cour Suprême joue un rôle central dans le système judiciaire. Elle juge la légalité des actes des autorités exécutives et exerce, durant la Transition, les attributions de la Cour constitutionnelle. Elle veille notamment à la constitutionnalité des lois et à la protection des droits fondamentaux.
La Cour des Comptes est une juridiction indépendante chargée de contrôler la gestion des finances publiques. Elle juge les comptes des agents comptables de l’État, des collectivités territoriales et des établissements publics.
La Haute Autorité de la Communication (HAC) régule le secteur des médias. Elle veille au pluralisme de l’information, au respect de l’éthique journalistique et à la régulation des entreprises de presse.
Le Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel joue un rôle consultatif en examinant les politiques publiques et en formulant des recommandations sur les questions de développement.
L’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains assure la promotion et la protection des libertés fondamentales et lutte contre toutes les formes de traitements inhumains ou dégradants.
Le Haut Conseil des Collectivités Territoriales donne des avis sur les politiques de décentralisation et d’aménagement du territoire.
Enfin, la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) est chargée de juger les crimes économiques majeurs, notamment les affaires de corruption et de détournement de fonds publics.
Ces institutions constituent l’architecture essentielle de l’État guinéen durant la Transition et contribuent à garantir la gouvernance, la justice et la transparence publique.
Marie Lisette








