À un peu plus de deux mois des élections législatives et communales prévues le 24 mai 2026, la Direction générale des élections (DGE) vient de fixer les montants des cautions exigées pour les candidats. Une décision qui soulève déjà des interrogations sur l’accès équitable à la compétition électorale.
Selon un arrêté daté du 9 mars 2026, les candidats devront s’acquitter de montants variables selon le type de scrutin. La caution est fixée à 35 millions de francs guinéens pour les listes communales, 100 millions de francs guinéens pour les listes législatives uninominales ou plurinominales, et 300 millions de francs guinéens pour les listes nationales.
Conformément à l’article 277 du Code électoral, ces montants doivent être versés au Trésor public au plus tard 55 jours avant la date du scrutin, dans des comptes spécialement ouverts par les démembrements de la DGE. Les numéros de ces comptes seront communiqués aux candidats ou aux listes engagées dans la compétition.
La DGE a également fixé les plafonds de dépenses de campagne, qui atteignent 12 milliards de francs guinéens pour les listes nationales et législatives, et 7 milliards de francs guinéens pour les listes communales.
Si ces mesures visent officiellement à encadrer le financement des campagnes et à prévenir les candidatures fantaisistes, elles relancent néanmoins le débat sur le coût de l’engagement politique. Pour certains observateurs, ces cautions constituent un mécanisme de régulation électorale ; pour d’autres, elles pourraient limiter l’accès de certaines formations politiques ou candidats indépendants à la compétition démocratique.


Marie Lisette N’diaye







