L’agence de notation financière internationale Standard & Poor’s (S&P) a annoncé, ce vendredi 13 mars, sa décision de relever la notation souveraine de la Guinée, passant de B+ avec perspective stable à B+ avec perspective positive.
Cette décision s’appuie sur un ensemble d’analyses approfondies et d’avis convergents, notamment les données indépendantes du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre des consultations au titre de l’article IV.
Quatre facteurs clés ont été déterminants dans cette amélioration :
Mieux encore, grâce à l’amélioration continue des réserves de change et de la position extérieure du pays, S&P n’exclut pas une nouvelle révision à la hausse de la notation souveraine de la Guinée dans un horizon de 12 à 18 mois.
Cette évolution renforce significativement l’attractivité de la destination « Guinée » auprès des investisseurs internationaux, positionnant davantage le pays parmi les économies africaines les plus dynamiques.
À titre de comparaison, le même 13 mars, S&P a abaissé la notation souveraine à long terme du Botswana de BBB à BBB- avec perspective négative, ainsi que sa note à court terme de A-2 à A-3, illustrant un contraste notable dans les trajectoires économiques.
Cependant, malgré ces performances encourageantes, les autorités sont appelées à la vigilance. Aucun pays n’est aujourd’hui à l’abri des chocs externes, notamment liés aux tensions géopolitiques internationales, susceptibles d’affecter les cours du pétrole et d’accroître les coûts de transport, en particulier dans des zones stratégiques comme le détroit d’Ormuz.
Dans ce contexte, la Guinée devra accélérer la valorisation de ses ressources naturelles, diversifier ses échanges commerciaux et renforcer la mobilisation des ressources internes, tout en améliorant la fluidité de la circulation monétaire.
Sur ce dernier point, il est à noter que la BCRG s’est engagée à corriger les dysfonctionnements observés dans la distribution des liquidités au sein du système financier, notamment à travers des injections significatives visant à faciliter les retraits bancaires et à soulager les populations.
Dans ces conditions, les perspectives restent favorables. L’arrivée prochaine d’institutions financières internationales telles que Bpifrance, UK Export Finance et US Eximbank, qui ouvre désormais l’accès au financement des projets privés guinéens avec des maturités allant jusqu’à plus de sept ans, témoigne d’un regain de confiance des partenaires financiers.
D’ici 18 mois, la Guinée pourrait ainsi consolider sa crédibilité auprès des investisseurs et des bailleurs de fonds.
Plus que jamais, la consolidation de ces acquis nécessitera l’engagement de tous les acteurs.
Kabiné Komara
Ancien Premier Ministre








