CHU Donka : Le ministre de la Santé rassure « Aucun de nos frères et sœurs qui travaillent à Donka ne va perdre son travail »

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Suite à la récente manifestation des travailleurs du Centre Hospitalier de Donka qui accusent le ministre de la santé et de l’hygiène publique, Dr Mamadou Pèthé Diallo de privatiser l’hôpital en question, ce dernier a profité d’une conférence de presse tenue ce lundi pour apporter des précisons importantes à ce sujet.

D’ores et déjà, il assure qu’il n’est pas question de privatiser l’hôpital mais plutôt la gestion qui est assurée désormais par un groupe canadien Netsen groupe à travers un contrat de concession à une durée limitée.

En rénovation, depuis sept (7) ans, l’hôpital national de Donka rouvrira bientôt ses portes aux patients. Le ministre de la santé et de l’hygiène publique affirme que 99% des travaux de rénovations de l’hôpital sont déjà réalisés.

« Nous sommes arrivées à la phase ici, sur le dernier kilomètre de ce parcours. A savoir :  commencer à ouvrir cet hôpital et le mettre en service afin qu’il puisse apporter les soins à notre population…Au moment où je vous parle, d’après le concessionnaire, le délégué à la gestion, la direction générale de l’hôpital, le ministère de la santé et les autres acteurs, nous sommes prêts dans une période relativement très courte à pouvoir commencer une ouverture graduelle de l’hôpital national Donka. Une ouverture graduelle dans la mesure où l’institution est le plus grand centre d’hospitalier de notre pays qui est à terme. Quand il sera entièrement fonctionnel, il pourra avoir 630 lits d’hospitalisation. » a-t-il précisé.

À en croire le ministre de la santé, sur la base du travail qui a été réalisé, un programme étagé d’ouverture a été proposé par le gestionnaire délégué et a été accepté par les différents acteurs. Ce programme va commencer par l’ouverture de quatre (4) services déjà identifiés qui sont déjà équipés par des appareils.

« Nous avons un laboratoire d’analyse,.. stomatologie (dentisterie), consultation externe et celle de l’imagerie médicale sont prêts à commencer leurs activités incessamment. La pharmacie hospitalière est déjà prête, mais elle est dans un rôle d’accompagnement pas seulement de ses quatre services mais de l’ensemble de l’hôpital. Elle aussi, elle est prête pour le jour -j », dit-il.

Poursuivant le ministre réitère à cette occasion qu’il n’est pas question de privatisation de l’hôpital à moins que les travailleurs qui y travaillent déjà dans cet hôpital perdent leur emploi. « L’hôpital national Donka est et demeure un bien public. C’est un hôpital public. Un service public. Ce n’est pas un bien privatisé, il ne l’a pas été, il ne sera jamais privatisé. Il demeurera dans le portefeuille de l’État comme un hôpital public….Donc il n’est pas envisageable que cet hôpital soit privatisé ou  cédé à qui que ce soit. Il appartient à tous les guinéens et le restera un bien public » a-t-il rassuré avant d´ajouter que :

« En tant qu’institution publique, l’hôpital national de Donka a pour vocation de services publics. Donc les services qui seront fournis là, même s´ils sont de plus d´une grande qualité à cause des équipements qu´il y a, à cause de la rénovation à cause de la présence d´un personnel plus qualifier, les tarifs resteront les tarifs des services publics qui sont accessible à tous les guinéens. C’est parce que l´hôpital a été rénové qu´il est réservé à une classe de guinéens. Tous les guinéens ont le droit quand ils sont malades, d’y aller avec leur famille et de demander des services. Ils les auront au même coût que dans les autres hôpitaux publics.»

Par rapport à la crainte de certains travailleurs de cet hôpital de perdre leur emploi, le ministre rassure qu’aucun parmi eux ne va perdre son emploi.

« Les guinéennes et guinéens qui travaillaient déjà à l´hôpital Donka, délocalisé au Camp Camayenne dans la structure temporaire, aucun de ceux et celles qui travaillent-là ne perdra son travail, parce qu’on est en train d’ouvrir Donka. Je vous rassure qu’aucun des frères et sœurs qui travaillent à Donka ne va perdre son travail.»

Ibrahima Foulamory Bah pour lecourrierdecinaakry.com

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