Corruption : l’ex ministre de l’Environnement, Oyé Guilavogui, accusé par un citoyen d’avoir détourné 230 millions gnf

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Le président de la fédération guinéenne des promoteurs de la filière Moringa, Mamadou Oury Moringa Diallo dit est être victime de sabotage de certains hauts dignitaires du régime de l’ancien président Alpha Condé. Il accuse l’ex-ministre de l’Environnement, Oyé Guilavogui d’avoir détourné un montant estimé à hauteur de 230 millions de francs guinéens destinés à la révision de la loi Fria.

En conférence de presse ce mardi 26 juillet 2022, dans le cadre du lancement d’une nouvelle ONG dénommée, Front des Victimes de Pillages des Projets et des Biens (FVPPB), le promoteur de la plante médicinale Moringa, Mamadou Oury Moringa Diallo, a saisie l’occasion pour expliquer sa mésaventure avec les anciens ministre d’Alpha Condé. Notamment : Assiatou Baldé du ministère de la jeunesse et de l’emploi jeune Mme et celui de l’environnement Oyé Guilavogui qui est d’ailleurs en détention à la maison centrale de Conakry.

Dans son intervention de circonstance, Mamadou Oury Moringa Diallo affirme : « Au fur et à mesure que nous proposons des projets en terme d’initiative écologique, au fur et à mesure ce ministre Oyé Guilavogui qui pilotait le département de l’environnement et Mme Assiatou Baldé ministre conseillère en charge des questions environnementales dans une mutualisation de leurs efforts,…ils nous ont exploité en terme de propriété intellectuelle des projets que nous avons proposé. »

Poursuivant, le porteur du projet “Une naissance une vie” précise « Les projets et les initiatives qui ont été pillés par ces anciens ministres, sont nombreux. Nous avons le programme national de vulgarisation du Moringa qui a été différé en deux campagnes. À savoir la campagne de reboisement 2018, où on nous a utilisé juste pour former 200 corps agents conservateurs de la nature, c’est-à-dire, les corps forestiers. On nous a dit de les former, de les initier. Ils nous ont exposé un transfert des compétences. Dès que nous avons fini, ils nous ont jeté comme une serpillière. La campagne qui a suivie, c’est le programme national de reboisement du Moringa et de vulgarisation de cette espèce. Il y a la révision de la loi Fria aussi d’où ils ont pillé cet autre projet à travers une ingénierie de corruption. Sur les 230 millions du montant sur la révision de cette loi, seulement 40 millions ont été payés. » a-t-il fait savoir avant de faire d’autre révélation.

« Étant l’unique porteur de la communication mondiale de l’éducation environnementale et du climat baptisé “Foot climat ” dont malencontreusement en termes de pillage d’initiatives une ONG fantôme dénommée CIPAD créée en toute pièce par Monsieur Oyé Guilavogui et madame Assiatou Baldé ont soutenu cette ONG dont nous savons sa provenance qui est venue arracher notre initiative à notre affection pour faire notre initiative un brouillon. », a-t-il déploré.

Monsieur Diallo indique à cette occasion avoir saisi la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) contre ces deux anciens ministres qu’il accuse de corruption, de pillage des projets entre autres.

En outre, M. Diallo annonce que le dossier se trouve actuellement au nouveau de la CRIEF : « Depuis le 7 avril 2022, nous avons porté plainte contre l’ex ministre de l’environnement monsieur Oyé Guilavogui et Mme Assiatou Baldé ancienne ministre de la jeunesse et de l’emploi jeune. Nous félicitons d’ailleurs le cours normal de ce dossier dont la CRIEF n’a plutôt pas mis dans le tiroir mais a mis notre dossier en priorité. Nous avons été entendu par la chambre d’instruction et de contrôle de la CRIEF au même titre que les autres commis de l’État qui sont accusés de détournement de deniers publics de blanchiment.. »

Pour lutter contre ces pratiques malsaines en milieu intellectuel, et après avoir tiré les leçons de son histoire avec ces anciens commis de l’État, le confirme affirme que c’est ainsi qu’il a eu l’initiative de créer le Front des Victimes de Pillages des Projets et des Biens (FVPPB).  D’où il invite toute personne victime de cette pratique de se joindre à lui.

Ibrahima Foulamory Bah pour lecourrierdeconakry.com

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