Crise de l’éducation : Pour  aller au dialogue,  Aboubacar Soumah pose deux conditions

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La grève des enseignants ne semble pas trouver son épilogue. Même après la rencontre avec le nouveau médiateur de la République, Mohamed Said Fofana, le syndicat des enseignants n’est pas rassuré.

Aujourd’hui le mouvement des grévistes pose deux conditions incontournables sur la table. Il s’agit de la levée de la suspension du salaire du secrétaire général du SLECG, et le payement des 40% avec effet rétroactive pour aller au dialogue.

Ce sont ces conditions qui ont été posée par le secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants Chercheurs de Guinée (SLECG), M. Aboubacar Soumah principal meneur de la grève des enseignants qui secoue le pays depuis le 12 février dernier pour aller au dialogue.

Invité sur Radio Espace FM Aboubacar Soumah déclare : « Nous, nous sommes toujours ouverts au dialogue. Nous sommes prêts à négocier avec qui que ce soit. Mais les préalables pour y arriver, il faut d’abord que la suspension du salaire du secrétaire général du SLECG soit levée ; deuxième condition, il faudrait que les 40% soient payé avec effet rétroactive. Ce sont nos conditions. Sans cela pas de dialogue ! Même s’il faut faire une année blanche on le fera. Cela ne nous dit absolument rien. Les enseignants sont prêts à rester salaires »

Aboubacar Soumah  ajoute  que la situation des enseignants ne peut pas continuer ainsi. « Nous ne pouvons pas continuer dans cette précarité alors que les autres sont en train de mener une vie ostentatoire. Nous voyons des ministres qui roulent dans des véhicules de 500 millions, quand vous divisez ce montant par le salaire du plus haut payé de l’éducation qui est de 3 millions.  Imaginez cela peut faire le salaire de combien d’enseignants ? C’est trop. Nous, nous allons continuer toujours dans cette misère ? Je dis non et non ».

Nantènin Traoré    

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