Crise sociale : une syndicaliste déplore le silence du parlement

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La deuxième secrétaire générale du bureau exécutif de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG), chargé de l’éducation et de la formation Hadja Fadima Haidara en marge de leur rencontre avec le président de l’Assemblée Nationale s’est confiée à un journaliste de votre quotidien. Cette syndicaliste dit rappeler les présidents d’institutions et dirigeants, le rôle des syndicalistes qui selon elle ne sont pas des adversaires mais plutôt des partenaires et qui méritent respect en considération surtout lors de la prise des décisions qui concerne le peuple.

Elle a déplore le silence des députés face à la situation que traverse le pays : « Les élus du Peuple sont restés muets sur les évènements qui se passent actuellement dans notre pays. Des évènements qui sont entrain de déchirer le tissu social en Guinée. C’est pourquoi face à cette situation nous femmes syndicalistes conscientes que nous sommes les premières victimes, avons décidé de laisser nos généraux de côté et jouer notre rôle de femmes médiatrices, de consolatrices en demandant à l’Assemblée nationale d’ouvrir les yeux et les oreilles pour écouter le peuple de Guinée, un peuple qui est en train de crier, de pleurer ».

Justifiant leur présence massive au Parlement le mardi 17 juillet, elle dira ceci : « nous femmes de l’inter-central syndical ustg/cntg avec nos élus à la base se sont réunies pour venir faire nos cris de cœur pour nos maris, nos enfants pour nos frères et pour nous-mêmes qui feront l’objet de violences prochaines s’il y’a des manifestations sociales ».

Elle s’est tout de même réjoui d’avoir rencontré le président du parlement : « Nous sommes satisfaites d’avoir remis main à main le protocole d’accord signé en 2016 au Président de l’Assemblée nationale qui est aussi signataire. Une façon de lui rappeler qu’il a apposé sa signature sur ces accords et que pour le moment en tant que Président de l’Assemblée nationale il est le garant des lois de la République de Guinée. Donc, il faut qu’il ouvre les yeux combattre les complexes d’infériorité et de supériorité de certains et voir le Peuple en face et surtout l’intérêt commun », a-t-elle conseillé.

Pour la syndicaliste : « en technique de résolution de conflits on ne donne pas un délai, on avertit on informe et on sensibilise. Nous avons pensé que l’arme de femmes ne laissera aucun homme indifférent. Avant même qu’on ne finisse de parler on à froid aux yeux et on verse des larmes et c’est ce qui s’est passé avec le Président de l’Assemblée nationale le mardi. Donc, nous attendons sa sensibilité, à lui de voir, car il a des épouses, il a des mères, il a des filles et des sœurs. Nous voulons qu’il revienne à des meilleurs sentiments pour écouter l’arme des femmes et le cri de cœur du Peuple qui l’a élu » a indiqué Mme Haidara.  

De conclure, elle dira que : «  il faudrait qu’avant de prendre une décision qu’il ait une concertation entre nous syndicats et gouvernement parce que nous défendons tous les intérêts du Peuple. Et nous syndicalistes nous ne nous battons pas physiquement, nous nous battons moralement, gentiment et avec des accords de principes nous n’avons pas d’armes ».

Oumar M’Böh pour lecourrierdeconakry.com

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