Dossier air Guinée : la CRIEF apporte des précisions importantes sur les convocations envoyées à Cellou Dalein et à Mamadou Sylla

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Le procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières Ali Touré s’est en fin prononcé sur le dossier Air Guinée. Dans cette affaire, le leader de l’UFDG Cellou Dallein Diallo, Mamadou Sylla président de l’UDG et l’ancien ministre des Finances Check Amadou Camara sont poursuivis pour des faits présumés de détournements des deniers publics, enrichissement illicite, corruption et blanchiment des capitaux.

Dans sa communication, le procureur a apporté d’embles explications sur les deux convocations qui ont été adressées à Cellou Dalein Dialllo.

« L’huissier qui a servi la première convocation a pensé que Me Salifou Beavogui était vraiment l’avocat de Monsieur Cellou Dalein Diallo, parce qu’il l’a été dans l’une de ces procédures devant la Cour d’appel de Conakry. C’est pourquoi l’huissier s’est dirigé vers chez lui. Et lorsque la convocation a été servie à ce niveau, Me Salifou Beavogui nous a écrit comme quoi, c’est vrai qu’il a défendu Monsieur Cellou Dalein Diallo, mais que cette affaire spécifiquement, il n’a pas été constitué encore. Donc, il nous a ramené la convocation nous avons notifié cela à la chambre de l’instruction et la chambre de l’instruction a refait une nouvelle convocation. Cette fois ci on a signifié au domicile de Monsieur Cellou Dalein Diallo. Lorsque les huissiers sont partis, ils ne l’ont pas trouvé, ils ont signifié la convocation comme la loi l’indique au conseil de quartier. Il revient à ce responsable local de recevoir la convocation et de la notifier par simple notification à l’individu qui se trouve dans son quartier. Malheureusement, lorsque le président du conseil de quartier est parti au domicile de monsieur Cellou Dalein Diallo, les gens qui y sont lui ont dit que l’intéressé ne s’y trouvait pas. Donc personne ne pouvait prendre pour lui cette convocation. La dernière convocation qui a été émise, le 1er juillet pour que Cellou Dalein se présente devant la chambre de l’instruction le 15 juillet. Donc aujourd’hui, cette convocation a été signifiée également comme pour les autres cas, auprès du conseil de quartier. Nous attendons la suite. » a-t-il expliqué avant de dévoiler les prochaines étapes à suivre.

« Ce n’est pas une procédure que le parquet pilote, c’est la chambre de l’instruction qui est directeur de cette enquête. C’est pourquoi je vous ai dit nous restons accrochés lèvres de la chambre qui va nous dérouler les prochains actes à poser dans cette affaire. Et les actes seront posés puisque la chambre de l’instruction ne communique pas, dans cette affaire c’est le parquet qui communique. Nous convoquerons une conférence de presse au cours de laquelle nous allons carrément dérouler tous les actes que la chambre a eu à procéder. Donc nous restons accrochés à la chambre de l’instruction qui est actuellement maître de la procédure concernant l’avion Air Guinée »

S’exprimant sur le même dossier, il a aussi évoqué le cas que du président de l’Union des Démocrates de Guinée UDG El Hadj Mamadou Sylla et de Cheikh Amadou Camara. »

« Pour Mamadou Sylla également concerné dans la même affaire, la convocation a été transmise par voie d’huissier et doit comparaître devant la chambre d’instruction le 20 juillet.

Pour Cheikh Amadou Camara, la première convocation qui a été émise et qui n’est pas partie, a connu des petites erreurs au niveau de l’identité de l’intéressé. C’est ce qui est en train d’être corrigé pour que la convocation puisse être acheminée dans les conditions légales » a laissé entendre le procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières, Ali Touré.

Il est revenu également sur les faits que le parquet de la Cour reproche à ces anciens commis de l’État et l’ex président du patronat guinéen. Il indique qu’ils sont « Poursuivis pour des faits de détournements des deniers publics, enrichissement illicite, corruption et blanchiment des capitaux. Il y’a un Boeing et un Dash 7 et leurs installations qui ont été vendus par un groupe de personnes dans une vente au cours de laquelle, à notre sens, aucune règle basique de passation de marché public n’a été respectée. Et la loi sur la commission est claire là-dessus, ‘’Lorsqu’il y a violation des règles basiques de passation des marchés publics, cette violation est assimilable à la corruption. ‘’ Le législateur est plus que clair. Donc toutes ces personnes sont reprochées de détournements des deniers publics, enrichissement illicite, corruption et blanchiment des capitaux, recel et complicité »

Ibrahima Foulamory Bah pour lecourrierdeconakry.com

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