KANKAN : flambée des prix des denrées alimentaires sur les marchés

0
25

A Kankan, l’augmentation des prix des denrées de première nécessité est un véritable casse-tête pour les clients. Cette flambées des prix des denrées alimentaires sur les marchés inquiète.

Après la fermeture des frontières et l’arrêt des deux usines de production de riz, on assiste à une montée des prix des denrées de grande consommation ; En particulier, cette année, les prix du sucre, du riz et de la farine connaissent une flambée importante dans les marchés de kankan.

Au marché Dibida où cette situation s’explique, un commerçant argumente :

« L’augmentation des prix des denrées de première neccessité n’est pas un problème qui est liés aux vendeurs. Le problème c’est à Conakry et dans le monde aussi il y’a des changements liés au covid 19.  Les prix ont augmenté à conakry et conakry est le point de départ. Arrivé à Kankan, nous sommes obligés d’augmenter car le transport a augmenté.  Avant on transportaient nos bagages moins chers, maintenant là c’est 420.000fg par tonnage. Et si nous prenons le riz, avant on payait le riz CIAO à conakry à 270.000fg à 268.000fg, mais actuellement nous payons à 293.000fg, et le tonnage à 420.000fg, donc arrivé à Kankan, nous nous vendons à 320.000fg pour un bénéfice de 4800 ou 4000. Si nous prenons l’huile, on achetait le bidon d’huile à Kankan est à 295.000 ou à 300.000fg selon les lieux, et le sucre c’est à 400.000fg.  Pour conclure, je demande au gouvernement de jouer son rôle pour le soulager de la population » a fait savoir Sidiki Koulibaly commerçant.

Rencontré au marché, client un client accuse l’Etat d’être responsable de la chereté des prix des denrées alimentaires sur les marchés guinéens.

« Tout le problème vient du gouvernement. L’Etat doit mettre un côntrole de prix en place. Le prix de départ doit être connu et la marge bénéficiaire connue à l’avance. Le commerçant s’il a la possibilité de vendre à 400 milles ou à 500.000fg, il peut le faire parce que c’est dans son intérêt. C’est le gouvernement qui doit protéger la population des abus.» souligne Djiba Camara.

 Dans ce contexte de crise économique et sanitaire, les citoyens de la ville de kankan se demandent comment joindre les deux bouts.

Comme les autres, Aly Cissé Agent commercial au marché Dibida de kankan pointe du doigt le gouvernement.

« La situation que nous vivons aujourd’hui est difficile mais nous n’avons pas le choix. C’est une faiblesse de l’Etat.  Aujourd’hui les opérateurs économiques guinèens qui sont les particuliers sont obligés d’utiliser leurs propres fonds. Ils sont obligés de faire le marché à leurs grés, parceque ils n’ont pas de sentiment pour la population ».

Les pères de famille de Nabaya paient le lourd tribu cette flambée des prix car ils sont bien obligés de nourrir leurs familles respectives.

Kokoly Joseph Kolié, correspondant à Kankan

Print Friendly, PDF & Email