Labé : Attirés Des ouvriers venus de la Guinée forestière désenchantés

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Face au manque criard de main d’oeuvre sur place ,L’entreprise en charge de l’implantation de la fibre optique dans la région de Labé s’est vue obliger de recruter des ouvriers en Guinée forestière.

Mais la  rémunération ne serait pas proportionnel au volume de travail  selon ces jeunes qui pensaient avoir trouvé une mine d’or.  L’heure est à la désillusion pour ces jeunes venus de la forêt a constaté sur place lecourrierdeconakry.com.

Mamadou Lamarana Diallo explique : « Nous avons été convaincu par eux soi-disant qu’ ils vont prendre soin de nous et nous gérer en logement, en nourriture et en santé. Mais quand on est venu, on a vu que c’est le contraire et le travail ne marche plus. C’est le peu qu’on gagnait qu’on utilise pour la nourriture ; donc on n’a rien » dénonce-t-il.

« Dès notre départ, on nous a dit qu’une fois à Labé ils vont vous donner 500 000 GNF et nous placer dans des familles d’acceuil où nous seront vraiment à l’aise. Mais aujourd’hui on vit à Labé grâce aux population d’ici qui nous donnent des mangues à manger et certains de nos enfants creusent les trous à la recherche des rats pour se nourrir » renchérit Herizé Sonomou.

Le retour au bercail est la meilleure option pour Eliza Guilavogui: « on est venu avec nos maris pour chercher de l’argent. Maintenant on est là à souffrir parce qu’on ne gagne pas l’argent ; donc on veut rentrer chez nous » soutient-elle.

« Moi je viens de Gueckédou. On nous a dit qu’ici on va travailler et gagner beaucoup d’argent. Mais on est venu, on ne gagne pas l’argent. Maintenant on veut juste rentrer chez nous » ajoute cette autre.

Bien avant eux, les jeunes de la région administrative de Labé avaient dénoncé les miettes proposées par l’entreprise par rapport au travail herculéen. Du coup, ceux-ci se sont complètement désintéressé au travail.

Monsieur Mamadou Dian Diallo l’inspecteur régional du travail aurait demandé à l’entreprise de prendre ces revendications en compte ou bien de libérer ces jeunes dès maintenant.

Bah Djenabou Labé, pour lecourrierdeconakry.com

 

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