L’organisation du procès du massacre 2009 est l’une des priorités des autorités de la transition. Cette volonté politique incarnée par le chef de la junte, Colonel Mamadi Doumbouya est en train de se matérialiser par l’évolution du dossier. Notamment : l’accélération des travaux de construction du tribunal had doc, la formation des magistrats et greffiers ainsi que l’annonce de la date du procès le 26 septembre prochain. A ce niveau, l’opinion s’interroge sur le respect de cet engagement.

Interpellé sur cette question, lors d’un point de presse de ce jeudi, le procureur général adjoint de la CPI, Mame Mandiaye Niang, répond : « Une étude est en train d’être menée pour la confirmation de la date pour la tenue du procès. Une fois confirmée, le procureur général, lui-même viendra en Guinée pour confirmer la date ».

Selon ce magistrat de nationalité sénégalaise, la délégation de la CPI en séjour à Conakry, est satisfaite de l’évolution du dossier du 28 septembre et promet d’accompagner la Guinée pour la tenue du procès.

« Ce point de presse a pour objectif de donner de l’état de satisfaction de la délégation. Cela compte tenu de l’état d’avancement des activités procédurales et la volonté politique des nouvelles autorités à organiser le procès.  Nous (CPI) allons les accompagner » a indiqué M. Niang.

Du côté de l’OGDH et de l’AVIPA, c’est le même sentiment de satisfaction. Mais ces acteurs exigent la présence de tous les inculpés pour une justice équitable.

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A moins de trois semaines de la date indiquée par le ministre de la justice et des droits de l’homme, le principal accusé dans ce dossier, Capitaine Moussa Dadis Camara, n’a pas encore reçu une convocation, apprend-on. Le président de la transition de 2009 et son ancien ministre de la défense, Général Sékouba Konaté vivent à l’étranger depuis la fin de l’ère du CNDD (Conseil national pour la défense de la démocratie).

En dépit de quelques insatisfactions, tous les signaux sont au vert pour démarrer le procès avant la fin du mois de septembre 2022. C’est déjà un point positif qui rassure les victimes et les parents des victimes de ces évènements douloureux de l’histoire du pays.

Ibrahima Bah

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