Répression des manifestations en Guinée : L’axe n’est pas une favela par Ahmed Tidjane Sylla

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Oui au maintien d’ordre lors des manifestions par l’utilisation d’armes conventionnelles et de techniques appropriées comme cela est prévu par la loi. Mais non, à l’usage d’armes létales et à l’escalade de violence, car nous ne sommes pas en guerre !
Le spectacle que nous offre aujourd’hui les réseaux sociaux, les médias et des témoignages sur le déploiement des forces de défense et de sécurité (FDS), dans ces quartiers qualifiés de « l’AXE », est désolant et traumatisant. Il s’apparente à une chasse à l’homme exécutée avec une extrême violence. Terreau favorable à toute sorte de violation des droits humains dans ces zones. Il y a excès ! il y a abus ! Et La violence entraine la violence ! « On peut tout faire d’une baïonnette sauf s’assoir dessus », conseillait Napoléon.
Nous avons encore en mémoire, l’expérience choquante des PA. Que de rassurer les citoyens, cela a entretenu la psychose et maintenu une tension permanente d’insécurité. Nous ne parlons pas de ‘’Favelas’’ brésiliennes, replis des gangs, nous parlons plutôt de quartiers de Conakry, en République de Guinée. Nous avons de bons citoyens et de respectables familles qui y habitent, qui ont droit à la liberté de circuler et de se mouvoir, sans être inquiétés.
C’est en cela que l’État doit garantir l’exercice des Droits et Libertés et s’assurer d’une réelle formation des FDS pour le maintien d’ordre.
Ahmed Tidiane Sylla
Conseiller National
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