Santé : « Aucun élève n’est mort suite aux médicaments déparasitants » (Autorités)

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Une panique liée à l’administration de médicaments aux élèves de certaines préfectures de la Basse Guinée s’est emparée des populations le lundi dernier. Mais de quoi s’agissait-t-il exactement ? Quelles sont les raisons de cette campagne d’administration de médicaments aux enfants et pour quelles maladies ? Quelles sont les dispositions envisagées par les autorités sanitaires pour la reprise prochaine de la campagne ? Les réponses à toutes ces questions c’est dans ce reportage de notre reporter Oumar M’Böh qui a rencontré le Coordinateur national du programme national des Maladies Tropicales Négligées, Dr André GOEPOGUI.

Selon Dr André GOEPOGUI, une cartographie a été élaborée par le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, relative aux Maladies Tropicales Négligées. Dans cette cartographie 32 préfectures ont été ciblées, notamment. Dans ces Préfectures, des élèves de l’école primaire devraient être traités. Car, c’est la cible. Mais malheureusement, certains élèves des préfectures de Coyah, Dubréka et Fria ayant reçu ce traitement, ont eu des effets secondaires. Ce qui a davantage créé la psychose. Le coordinateur a rassuré : « Ce qui a créé la panique, c’est parce que certains enfants ont eu des effets secondaires, des vomissements, des vertiges, des maux de ventres, de fatigues, mais qui après 24 heures passent. Aucun enfant n’est mort au niveau des trois districts (Préfectures) », a-t-il indiqué.

Dr André GOEPOGUI a saisi l’occasion pour inviter les citoyens à se méfier des rumeurs : « La rumeur est plus rapide que la réalité. On demande à la population d’être calme, on a arrêté même la campagne, des dispositions sont en train d’être prises par les autorités sanitaires qui ont pris à bras le corps le problème. Nous allons voir quelle stratégie il faut adopter avant la reprise. En tout, la formation n’a pas fait défaut ».

Pour réussir cette campagne de déparasitage des élèves, les élus locaux, les administrateurs territoriaux et communicateurs traditionnels des zones ciblées vont être désormais associés afin de mieux véhiculer les messages concernant l’importance de ces produits.
Oumar M’Böh pour lecourrierdeconakry.com 

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