Suite au décès de M’Mah Sylla, le ministre de la Santé s’est entretenu avec l’ordre des médecins

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L’ordre national des médecins de Guinée était en concertation avec le ministre de la santé en ce début de semaine. La rencontre a porté sur la réglementation du secteur privé de la santé à travers l’application des lois en vigueur et sur le cas de M’Mah Sylla, décédée suite à un viol collectif commis par des médecins d’une clinique privée de la place.

Dans son intervention le ministre de la santé et de l’hygiène publique Dr Mamadou Pêtè Diallo  affirme : « Nous avons présenté nos condoléances à la famille éplorée. Notre conversation a tourné au tour de savoir est-ce que le cadre légal et réglementaire qui gouverne la profession de la pratique privée de la médecine est bien existante et si elle est appliquée » a-t-il indiqué avant de poursuivre « Nous sommes parvenus à des conclusions simples. Premièrement, notre loi en Guinée autorise les guinéennes et guinéens qui ont les compétences les autorisations nécessaires et les expériences de pouvoir s’établir et d’opérer dans le secteur privé de la santé. Mais il faut que ces personnes respectent certains critères établis par la loi, mais aussi qu’ils aient les compétences des autorisations nécessaires. »

Quant au Pr Hassane Bah, président du conseil national de l’ordre national des médecins de Guinée, il se dit humainement choqué et compte rendre justice pour M’Mah Sylla en se constituant en partie civile. « En tant que humain on est choqué et en tant que médecin on est révolté. Nous avons décidé quelque soit l’issu du procès, de les radié de façon définitive sur le tableau de l’ordre des médecins avec interdiction d’exercer la profession médicale en république de Guinée ».

Il faut préciser que le décès de M’Mah Sylla a indigné à plus d’un titre des guinéennes et guinéens. C’est dans cette optique que le ministre de la santé envisage désormais de mettre en place des nouveaux organes de veille et d’alerte dans les prochains jours. En attendant que justice soit rendue, les présumés concernés sont en détention à la maison centrale de Conakry à Coronthie.

Ibrahima Foulamory Bah pour lecourrierdeconakry.com

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