Le cancer du sein et de l’utérus est devenu une problématique de la santé publique. En République de Guinée, c’est l’équivalent de 9 cas diagnostiqué par jour et 7 décès, d’après les autorités sanitaires. Profitant de ce mois d’octobre consacré à cette maladie, la fondation Sia Tolno a lancé ce samedi à Conakry la campagne Espoir Rose qui se tiendra pendant tout le mois. Cette cérémonie qui a connu un engouement à la plage Camayenne a été présidé par le ministre de la Culture et de l’Artisanat, Moussa Moise Sylla.

Selon la fondation Sia Tolno, cette campagne vise à sensibiliser sur les dangers du cancer du sein et de l’utérus, à encourager le dépistage précoce et solliciter l’implication de l’Etat dans la prise en charge des victimes dont beaucoup n’ont pas les moyens pour se traiter.
« Rose Espoir, c’est pour aider les malades du cancer et beaucoup d’autres activités, c’est notre fondation Sia Tolno. Cette année, on a commencé par les espoirs comme c’est le mois de cancer, mais on veut vulgariser vraiment ce concept pour que les gens se rendent compte que le cancer n’est pas que pour les vieux ou pour les femmes. Il y a aussi des personnes qui sont dans les marchés, les personnes qui sont chez eux qui n’ont pas de moyens pour se soigner. On va s’organiser pour faire un café rose. On va demander le gouvernement pour la prise en charge de toutes les personnes qui sont malades de cancer parce qu’elles n’ont pas les moyens. » a expliqué Sia Tolno l’icône de la musique guinéenne.
Le ministre en charge de la Culture, Moussa Moise Sylla qui a représenté le gouvernement Bah Oury a cet évènement demande aux dames d’aller se faire dépister à temps afin de prévenir cette maladie qui fait des victimes dans plusieurs familles.
« Au ministère de la culture grâce au président de la République, nous croyons à nos artistes, ses éclaireurs de conscience et ses semeurs d’espérance. Le cancer n’épargne personne mais la prévention sauve des vies. Agissons et encourageons nos mères, nos sœurs et nos filles à se dépister. J’ai attendu les cris de cœurs par les différents témoignages. Je me fais le devoir de transmettre tout cela à mon homologue de la santé et de l’hygiène publique mais également au niveau du premier ministre Chef du gouvernement pour qu’au haut niveau nous puisons ouvrir les yeux sur ce tueur silencieux. »
Les victimes et des structures évoluant dans le domaine ont pris l’engagement de doubler les efforts pour contribuer à réduire le nombre de victimes du cancer du sein et de l’utérus en Guinée.
Ibrahima Soya pour LCC









