C’est sur fond de conférence de presse que la nouvelle campagne d’inspection générale du travail a été officiellement lancée ce mercredi 8 octobre dans un réceptif hôtelier de la capitale, Conakry. Ce lancement qui a été présidé par le vérificateur général de l’Etat, Dr Joseph Togna Doré s’est déroulé devant plusieurs responsables des entreprises privées et des établissements Public Administratifs (EPA). La campagne d’inspection générale du travail qui s’effectuera en 30 jours ouvrables sur toute l’étendue du territoire nationale a pour but de diagnostiquer, comprendre les préoccupations des acteurs, contrôler la conformité et prendre des mesures. Cette nouvelle campagne concerne les secteurs : de la banque, de l’assurance, de microfinance et monnaie électronique, les EPA et des télécommunications.
Selon le vérificateur général de l’Etat, ce lancement marque un tournant important dans la gouvernance du secteur financier guinéen. « En s’engageant dans cette démarche d’inspection systématique, l’inspection générale du travail rappel que la conformité sociale et la protection des travailleurs sont des piliers indissociables de la stabilité économique et de la confiance en nos institutions. », affirme-t-il.
L’inspecteur général du travail, Mohamed Ouattara a présenté les grandes lignes de cette nouvelle inspection qui permettra d’identifier les entreprises qui sont dans les normes et d’amener les non conformes à se mettre dans les règles pour soulager les travailleurs guinéens. L’occasion a été mise à profit pour expliquer aux responsables des entreprises et aux hommes de médias le bien-fondé de cette inspection.
« La campagne fait partie de notre quotidien mais sauf que cette fois-ci, on veut donner une ampleur. C’est à cause de cette ampleur qu’on a fait ce point de presse pour normaliser les rapports qu’on peut avoir avec les employeurs et aussi les informer à l’avance de ce qu’on compte faire. L’approche, on va se rendre dans les entreprises partout en Guinée pour mener le contrôle selon les 30 points que nous avons exposés. Il y aura le volet d’administratif et technique… »
Globalement, les acteurs présents ont logiquement apprécié cette démarche de l’inspection générale du travail. Beaucoup se disent prêts à faciliter le travail des inspecteurs sur le terrain.
« Cette démarche va amener les entreprises à se mettre en règle, vis-à-vis des travailleurs dans leur contrat, dans leur façon de vivre et dans leur carrière. Nous aussi, en tant qu’acteurs du milieu du travail, c’est-à-dire syndicalistes, nous saluons d’abord la démarche et nous félicitons l’inspecteur général du travail. Nous allons demander déjà à la base à nos délégations de suivre l’action pour que ça soit une réussite et un succès dans toutes les entreprises, afin qu’aucun travailleur ne soit sous-traiter que tous vivent dans un travail décent… »
Lors de cette rencontre, l’inspecteur général du travail a été interpellé sur la situation des travailleurs stagiaires qui ont passé plusieurs années dans entreprise privée sans un contrat. Sur ce, l’inspection générale du travail demande aux stagiaires de remonter les informations afin de pousser les sociétés à se conformer au code de travail.
Ibrahima Soya










