L’Agence Nationale des Collectivités Locales (ANAFIC), en partenariat avec la Banque mondiale, a lancé ce mardi matin à Conakry l’atelier de validation du Manuel du Mécanisme National de Gestion des Réclamations (MNGR) et du manuel de procédures. Cet atelier vise à renforcer la transparence et la redevabilité des réclamations au service des citoyens.

Pendant deux jours, les participants venus de structures diverses vont longuement travailler et discuter sur les contenus des documents afin de valider un manuel qui répond aux aspirations des guinéens.
D’après le Directeur Général Adjoint, Dr. Laye Camara qui a présidé la cérémonie d’ouverture, cet atelier vise à doter les collectivités locales d’unités de gestion des projets ainsi qu’aux acteurs nationaux d’un outil participatif standardisé permettant de garantir une meilleure prise en compte des préoccupations, insatisfactions et des réclamations aux contestations des citoyens.

« L’objectif ultime de ce processus est de pérenniser les acquis. Consolider une durabilité en particulier au niveau local et surtout favoriser une appropriation par les acteurs en charge de la mise en œuvre du mécanisme de réclamation. » dit-il avant de rappeler qu’en 2024, l’ANAFIC a procédé à la mise à jour de son manuel de gestion des réclamations afin de l’adapter aux besoins d’un mécanisme national de gestion des réclamations en collaboration avec les projets partenaires.
Pour finir son intervention, le DGA de l’ANAFIC lance un appel aux participants : « Je vous invite à contribuer activement aux travaux de cet atelier afin que ce document soit à la fois techniquement solide, socialement pertinent et opérationnellement efficace sur le terrain. Le mécanisme que nous validons aujourd’hui n’est pas un corpus documentaire, il est un levier d’action, un outil de gestion sociale et un instrument de cohésion sociale au service des territoires et des collectivités locales. Sa mise en œuvre réussie dépendra de votre engagement collectif à traduire les principes de participation, des médiations en actions concrètes, durables et mesurables. »
C’est dans ce même ordre d’idée que le représentant de la Banque mondiale à cet atelier, Kobélé Keita, renchérit. Il soutient que la mise en place d’un mécanisme constitue une exigence centrale du cadre environnemental et social de la Banque mondiale.
« Cet atelier n’est pas une simple formalité. Il constitue une étape décisive vers une rationalisation des efforts, une meilleure efficacité institutionnelle, une utilisation optimale des ressources publiques et des financements de développement. « Il marque également une avancée importante vers l’institutionnalisation d’un mécanisme national robuste, capable de servir à la fois les projets nationaux et les projets financés par la Banque mondiale, dans un esprit d’alignement sur les systèmes de paiement », a indiqué M. Keita.
À cet effet, il invite les participants à des échanges constructifs rigoureux et orientés vers des solutions pratiques.

Cet atelier se clôtura ce mercredi 25 février par la validation du manuel de mécanisme national de gestion des réclamations.
Ibrahima Soya









