Considérée au temps du précédent régime d’Alpha Condé comme étant la principale formation politique de l’opposition guinéenne, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) n’est plus un parti légal en Guinée. Il fait partie des 40 partis politiques dissous par un arrêté signé par le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé. À la suite de cette dissolution, les responsables ne pouvaient pas rester indifférents. C’est dans cette optique que le président de l’UFDG a fait une déclaration officielle ce dimanche 8 mars sur les canaux de communication de son parti.
Dans cette réaction très attendue par l’opinion nationale et internationale, l’ancien Premier ministre n’est pas allé avec le dos de la cuillère. Il a vigoureusement critiqué cette dernière décision des autorités guinéennes tout en accusant le Chef de l’Etat.
D’après Cellou Dalein la dissolution des partis politiques les plus représentatifs de la scène politique est une décision injuste qui restreint des libertés publiques.
Il soutient que l’homme du 5 septembre et son clan veulent ‘’réécrire l’histoire du pays en effaçant du paysage politique toutes les forces susceptibles de porter ombrage à son Parti-État en cours de formation ».
« On affiche fièrement une volonté claire et morbide d’instaurer la pensée unique, un parti-État afin de consacrer un exercice solitaire du pouvoir au détriment de la souveraineté populaire. », a-t-il ajouté.
Face à cette situation, le président de l’UFDG appelle à l’union sacrée des forces vives de Guinée. Il demande surtout aux uns et aux autres de reléguer au second plan les clivages actuels et les rancœurs du passé pour parvenir ‘’à notre objectif de libérer notre pays de la dictature ».
Après avoir raté le scrutin présidentiel, l’UFDG manquera également les élections législatives et communales.
Il faut signaler que la dissolution des partis qui étaient les plus influents est un véritable séisme politique. Cette décision marque le début d’une nouvelle ère de la politique guinéenne.
Ibrahima Soya








